Politique

Otages français au Mali : Verdon n’est ni « James Bond », ni un « escroc international »

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L'un des Français enlevés au Mali, Philippe Verdon, le 6 janvier 2004 à Moroni.

L'un des Français enlevés au Mali, Philippe Verdon, le 6 janvier 2004 à Moroni. © AFP

Le Français Philippe Verdon, dont le passé trouble intrigue, était en voyage d‘affaires lors de son enlèvement le 24 novembre au Mali, ont affirmé son père et son fils lors d’une conférence de presse.

Philippe Verdon, l’otage français capturé au Mali, était en voyage d’affaires et n’a rien à voir avec des mercenaires ou des services secrets, a affirmé mercredi la famille, au cours d’une conférence de presse au cabinet de leur avocat parisien, Me Alexandre Varaut.

Jean-Pierre Verdon, 81 ans, et Clément Verdon, 24 ans, le père et le fils de l’un des deux Français enlevés fin novembre au Mali, ont voulu faire la lumière sur le passé supposé trouble de celui que certain soupçonnent d’être une barbouze (un agent des services de renseignements français).

Projet de cimenterie

Selon eux, Philippe Verdon s’était rendu, en compagnie de son ami Serge Lazarevic, à Hombori, dans le nord-est du Mali, afin de travailler sur un projet de cimenterie. « Mon père a rencontré à Londres M. Djibril Camara, qui avait le projet de construire une cimenterie à Hombari. C’est lui qui lui a demandé de venir sur place afin d’étudier la faisabilité du projet », a dit Clément Verdon.
Pourtant, Philippe Verdon n’a pas de diplôme de géologie : il a « suivi des cours de minéralogie à titre personnel, qui n’ont pas été sanctionnés par un diplôme. Il était compétent pour faire cette étude de faisabilité », rétorque son père.

Et Clément Verdon de préciser qu’il aurait servi de conseiller financier pour des exploitations de mines d’or en Guyane et au Brésil. Il avait également travaillé à un projet, qui n’a pas abouti, de mine d’émeraude à Madagascar. Une expérience suffisante selon lui pour justifier sa présence sur place.

« Rien à cacher »

Depuis son enlèvement le 24 novembre, le profil de cet homme présenté comme un « géologue » intrigue. Philippe Verdon n’est ni « James Bond » ni un « escroc international », a précisé Me Varaud. « Il n’a rien à cacher et l’attention qui doit être maintenue sur lui doit être bienveillante ».

Le père et le fils de l’otage ont reconnu que Philippe Verdon avait, au début des années 2000, côtoyé l’ancien mercenaire Bob Denard mais que c’était à titre de conseiller en communication au moment de la sortie de son livre et qu’il n’avait rien à voir avec le milieu des mercenaires en Afrique.

Lundi, la famille de Philippe Verdon a porté plainte pour enlèvement et séquestration avec constitution de partie civile.

(Avec AFP)

 

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