Politique

RDC – Présidentielle : le recours en annulation de Vital Kamerhe examiné par la Cour suprême

| Par Jeune Afrique
Kinshasa, 12 décembre 2011. Vital Kamerhe, après avoir déposé son recours à la Cour suprême.

Kinshasa, 12 décembre 2011. Vital Kamerhe, après avoir déposé son recours à la Cour suprême. © AFP

La Cour suprême de justice (CSJ) de RDC étudie la requête en annulation des résultats de l’élection présidentielle déposée par le candidat Vital Kamerhe. Les avocats de l’opposant ont protesté contre la demande de reformulation du recours faite par le président de l’instance judiciaire.

En RDC, les fraudes présumées de l’élection présidentielle restent au cœur de l’actualité. La Cour suprême de justice (CSJ) a débuté jeudi 15 décembre l’examen en audience publique de la requête en annulation des résultats provisoires de la présidentielle du 28 novembre, déposée par le candidat Vital Kamerhe. Ce dernier réclame également l’organisation d’une nouvelle élection.

Dans sa requête, l’ex-président de l’Assemblée nationale, dénonce des violations intentionnelles de la loi électorale par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) – au cœur des critiques – et notamment le non-respect du délai d’affichage des listes d’électeurs et de publication de la cartographie des bureaux de vote.

Dans sa déclaration, Vital Kamerhe, arrivé en troisième position avec  7,54% des suffrages à la présidentielle, a notamment déclaré que « la Ceni manque de sincérité ». L’opposant cite également des bureaux de vote où Kabila a obtenu 100% des voix et des différences entre les résultats de la Ceni et ceux publiés dans les bureaux.

Colère des avocats de Kamerhe

À l’ouverture de l’audience de la CSJ, le président de la cour a annoncé vouloir reformuler la requête du candidat, tout en exigeant sa présence. Une double réclamation qui a provoqué la colère du camp Kamerhe. Ses avocats ont dénoncé une parodie de justice et exigé la présence de Joseph Kabila et du président de la Ceni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda à cette audience.

Étienne Tshisekedi, l’autre grand rival de Joseph Kabila, a lui refusé de recourir à la CSJ qu’il qualifie « d’institution privée » du pouvoir en place. Le leader de l’UDPS, qui a appelé mercredi 14 décembre le peuple à descendre dans la rue pour « protéger sa victoire », s’est autoproclamé président.

(AFP)

 

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