Politique

Tunisie : un nouveau gouvernement dominé par Ennahdha

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Hamadi Jebali (G) et son prédécesseur Beji Caid Essebsi (D), le 22 décembre à Tunis.

Hamadi Jebali (G) et son prédécesseur Beji Caid Essebsi (D), le 22 décembre à Tunis. © Fethi Belaid/AFP

C’est un gouvernement composé en grande majorité de membres d’Ennahdha qu’a présenté à l’Assemblée constituante le Premier ministre Hamadi Jabali. Le parti islamique, fort de 89 sièges sur un total de 217 à l’Assemblée obtiendra entre autres, les ministères régaliens de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice.  

Ce n’est pas une surprise. Le parti islamiste Ennahdha, grand vainqueur de l’élection de l’Assemblée constituante remporte les postes-clefs du gouvernement présenté jeudi 22 décembre par Hamadi Jebali, le Premier ministre tunisien, à l’Assemblée constituante. Un cabinet composé de 41 membres dont 30 ministres et 11 secrétaires d’Etat.

Les ministères régaliens, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Justice, reviendront ainsi à Ennahdha. Ali Larayedh, ancien prisonnier politique et membre du bureau exécutif d’Ennahdha, Rafik Ben Abdessalem, gendre du dirigeant d’Ennahdha Rached Ghannouchi, et Nourredine Bhiri, actuel porte-parole du parti, occuperont respectivement ces postes.

« J’ai frôlé la mort à plusieurs reprises dans les geôles du ministère de l’Interieur. Mais je fais la différence entre cette période et maintenant. La révolution est venue pour avancer et instaurer une justice transitoire et non pour se venger », a déclaré Ali Larayedh, longtemps torturé dans les geôles du ministère de l’Intérieur.

Hassine Dimassi aux Finances

Ennahdha s’est attribué également les ministères de la Santé, du Transport, de l’Enseignement supérieur, de l’Environnement, de l’Agriculture, du développement régional, de l’Investissement et de la coopération internationale ainsi qu’un nouveau ministère des Droits de l’homme.

Comme l’avait annoncé Jeune Afrique dès le mardi 20 décembre, Hassine Dimassi, éminent professeur d’économie, occupera le poste de ministre des Finances. N’appartenant à aucun parti, il a été proposé par Ettakatol en raison du désistement de Khayam Turki. Un évènement qui avait contraint Hamadi Jebali de reporter l’annonce de la composition du gouvernement.

Le parti du président de l’Assemblée Mustapha Ben Jaafar obtient également les Affaires sociales, le Tourisme, l’Éducation, la Bonne gouvernance et lutte contre la corruption et ainsi que le secrétariat d’État chargé de la réforme de la police.

Les indépendants présents

Le Congrès pour la République (CPR, nationaliste de gauche) du chef de l’État Moncef Marzouki, obtient notamment le ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle, celui de la Réforme administrative ainsi que le ministère des Affaires de la Femme et de la famille.

Des indépendants font également parti de la liste présentée par Hamadi jebali, comme Tarek Dhiab, l’unique footballeur tunisien à avoir gagné le trophée du ballon d’or africain en 1997, au ministère de la Jeunesse et des sports. Le sociologue, Mehdi Mabrouk, sera ministre de la Culture.

L’indépendant Abdelkarim Zbidi est quant à lui reconduit au portefeuille de la Défense, seul ministère à ne pas changer de main.

Voir la liste complète du gouvernement tunisien, soumise au vote de l’Assemblée, ici.

(Avec AFP)
 

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