Justice

Sénégal : peine réduite en appel pour Malick Noël Seck, mais libération refusée

L'opposant sénégalais a vu sa demande de remise en liberté refusée. © D.R.

L’opposant Malick Noël Seck devrait être libéré deux semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle sénégalaise. La Cour d'appel de Dakar a décidé lundi 2 janvier de réduire sa peine de deux ans de prison ferme à un an de prison dont quatre mois fermes, mais a rejeté sa demande de remise en liberté.  

Pour Malick Noël Seck, c’est un peu l’histoire du verre à moitié plein, à moitié vide. Incarcéré depuis le 12 octobre, l’opposant sénégalais a vu sa demande de libération rejeté lundi 2 janvier par la Cour d’appel de Dakar, qui a tout de même réduit sa peine. Celle-ci passe de deux ans de prison ferme à quatre mois ferme, a affirmé l’un des avocats du jeune socialiste.

« Les juges de la Cour d’appel l’ont relaxé du délit de menace de mort et l’ont condamné pour le délit d’outrage à magistrat. Sur la peine, ils l’ont condamné à un an de prison dont quatre mois ferme, le reste est du sursis », a déclaré Me Moussa Bocar Thiam, l’un de ses défenseurs.

« Pour nous, s’il est relaxé du chef de menace de mort, nécessairement, il devrait être relâché du chef d’outrage à magistrat. (…) Nous allons faire un pourvoi devant la Cour suprême, mais certainement, avant que cela ne soit jugé, il sera déjà sorti », a ajouté Me Thiam.

Lettre au Conseil constitutionnel

Arrêté le 10 octobre, puis  incarcéré le 12 octobre, Malick Noël Seck devrait ainsi être libéré le 12 février, a précisé son avocat, soit deux semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle prévu le 26 février.

Secrétaire général de Convergence socialiste (affilié au PS), Malick Noël Seck a été condamné le 20 octobre pour menace de mort et outrage à magistrat. En cause une lettre remis dix jours plus tôt au Conseil constitutionnel une lettre dans laquelle il estimait immorale la candidature du président Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle de 2012 et dénonçait le silence des cinq magistrats du Conseil qui doivent décider fin janvier de sa validité.

(Avec AFP)

 

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