Politique

Syrie : l’Onu pour assister la Ligue arabe ?

Capture d'écran d'une vidéo YouTube d'observateurs de la Ligue arabe à Dael. © YouTube

Le chef de l’Armée syrienne libre, le colonel Riad Assaad, a invité la Ligue arabe à reconnaître l’échec de sa mission en Syrie et milite pour son remplacement par les Nations Unies. Le Premier ministre du Qatar, qui préside le comité ministériel de la Ligue arabe sur la Syrie, a quant à lui sollicité "une aide technique" de l'ONU.

Le colonel Riad Assaad, chef de l’Armée syrienne libre (ASL), regroupant les militaires dissidents, ne croit pas en l’efficacité de la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie et le fait savoir. « Nous souhaitons que la Ligue arabe se désiste et permette aux Nations unies d’assumer la responsabilité car l’ONU est la plus habilitée à trouver des solutions », a-t-il déclaré jeudi.

Riad Assad estime que « les Arabes ne sont pas capables de prendre aucune réelle décision concernant la Syrie », rappelant qu’aucune clause de l’initiative arabe n’a été appliquée par le régime du président Bachar al-Assad. « Depuis 10 mois, les massacres augmentent jour après jour et depuis l’entrée des observateurs, le nombre de martyrs a augmenté », a-t-il ajouté. L’ASL espère donc que le Comité ministériel arabe qui se réunit dimanche pour entendre le rapport du chef de la mission des observateurs, annoncera « l’échec de cette initiative »

L’"aide technique de l’Onu"

S’il n’estime pas que la mission des observateurs soit un échec, le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, qui préside le comité ministériel de la Ligue arabe sur la Syrie, ne vante pas non plus la réussite de l’opération. « C’est la première fois que la Ligue arabe envoie des observateurs et il y a certaines erreurs », a-t-il déclaré.

Le cheikh Hamad ben Jassem Al Thani a ainsi évoqué mercredi avec Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, « les moyens concrets par lesquels l’ONU pourrait soutenir la mission des observateurs de la Ligue arabe en Syrie », selon un porte-parole de l’organisation internationale.

« Nous sommes ici pour demander une aide technique et pour nous informer de l’expérience de l’ONU », a-t-il indiqué à l’agence de presse koweïtienne Kuna.

(Avec AFP)
 

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