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RDC : fin de conflit entre First Quantum et ENRC autour des mines de Kolwezi

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Un mineur congolais dans le Nord-Kivu en avril 2010.

Un mineur congolais dans le Nord-Kivu en avril 2010. © AFP

En pleine crise postélectorale, le conflit de First Quantulm et de Eurasian Natural Resources Corporation (ENRC) autour des gisements de cuivre et cobalt de Kolwezi a pris fin en RDC. L’accord porte sur 1,25 milliars de dollars…

C’est une histoire de plusieurs milliards de dollars… Et la fin d’un long conflit minier entre le canadien First Quantum et le kazakh Eurasian Natural Resources Corporation (ENRC), en République démocratique du Congo (RDC). Le groupe de Vancouver, qui avait saisi trois cours d’arbitrage internationales pour contester son expropriation des mines du Katanga par l’État congolais, en août 2009, a finalement accepté de transiger, moyennant finances.

Pour 1,25 milliards de dollars, il laisse les mains libres à ENRC sur ses gisements de cuivre et cobalt de Kolwezi, Lonshi et Frontier. Un chiffre finalement petit en comparaison des 4 milliards de dollars qu’il avait réclamé pendant les procédures juridiques, s’appuyant notamment sur la bonne productivité de sa mine de Frontier, la plus importante du pays au moment de l’expropriation.

Suite au rachat pour 175 millions de dollars de 50,5% de la société Metakoll, elle-même selon toutes vraisemblances propriété à 70% de l’Israélien Dan Geirtler, ENRC avait vu ses droits sur le gisement de Kolwezi confirmés par l’État congolais, mais pas au niveau international.

Contrôle définitif

Le groupe public congolais devra donc mettre une nouvelle fois la main au pot pour s’assurer définitivement du contrôle effectif desdits gisements. Le groupe kazakh, présidé par Johannes Sittard et dirigé par Félix Vulis, doit d’abord payer au Canadien 750 millions de dollars à la finalisation de l’accord, puis 500 millions de dollars en trois ans.

Avec cette transaction, First Quantum quitte définitivement le pays et règle tous ses litiges avec ENRC et l’État congolais devant les tribunaux. ENRC, qui détient déjà un autre gisement de cuivre au Katanga, (celui de la CAMEC, acquis en 2009 pour 995 millions de dollars), l’heure est dorénavant à la préparation de la mise en exploitation des gisements de Kolwezi et de Lonshi, et au redémarrage de la mine de Frontier.

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