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Sommet de l’UA : développement, sécurité et… élections

Par - Pascal Airault
Mis à jour le 10 janvier 2012 à 09:09

Qui sera le prochain président de la Commission de l’Union africaine, ou le succésseur de Obiang Nguema à la présidence tournante de l’institution ? Ces sujets et bien d’autres seront au coeur des débats du prochain sommet général de l’UA à Addis Abeba, les 29 et 30 janvier prochains.

Lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à Addis Abeba, les 29 et 30 janvier, la commission de l’UA devrait soumettre le programme de développement des infrastructures et le plan d’action pour promouvoir les échanges en Afrique. Il devrait également être question de l’intervention militaire de la force africaine en Somalie. On réfléchit actuellement à une formule permettant d’inscrire la participation kenyane dans une force UA-Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement, Afrique de l’ Est). Les chefs d’État devront enfin procéder à l’élection des dirigeants de l’UA.

Téodoro Obiang Nguema, qui a assure le traditionnel mandat d’un an à la présidence tournante de l’institution, devrait laisser sa place à l’un de ses pairs d’Afrique de l’ouest. Le Béninois Boni Yayi fait figure de favori face au Gambien Yahya Jammeh.

Ping tient la corde

Quant au Gabonais Jean Ping, l’actuel président de la Commission, il part aussi avec une longueur d’avance sur la candidate sud-africaine, la ministre Nkosazana Dlamini-Zuma. Le vice-président de la Commission , le Kenyan Erastus Mwencha, devrait également rempiler pour poursuivre la restructuration de la Commission : nouvel organigramme, système de gestion électronique, coordination avec les structures spécialisées et les bureaux de l’UA à l’étranger.

Dans son programme également : la mise en place d’une zone de libre échange et la construction de routes et de ponts entre Le Caire et Le Cap. Il compte, pour cela, sur le soutien de la BAD et de la Banque Mondiale.