Politique

Ousmane Tanor Dieng : « Aujourd’hui, le Sénégal, c’est une grosse tête sur un corps frêle »

Ousmane Tanor Dieng : "Wade a des méthodes de corruption extraordinaires". © AFP

Le secrétaire général du Parti socialiste sénégalais, Ousmane Tanor Dieng, dresse un bilan sévère de la gouvernance d'Abdoulaye Wade et livre son sentiment sur la prochaine présidentielle sénégalaise. Une interview à découvrir dans J.A. n°2661.

Les Sénégalais lui ont souvent reproché sa froideur, mais aujourd’hui, Ousmane Tanor Dieng sourit, s’applique et communique, soucieux de se défaire de l’image de technocrate qui lui a longtemps collé à la peau. Peu importe si, après avoir promis un candidat de l’unité, la coalition de l’opposition, Benno Siggil Senegaal, lui a finalement préféré Moustapha Niasse. Le 26 février prochain, le secrétaire général du Parti socialiste (PS) tentera, pour la seconde fois consécutive (il avait obtenu près de 14 % des suffrages en 2007), d’accéder à la magistrature suprême.

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À 65 ans, il compte sur le maillage politique du PS, le seul parti aussi solidement implanté que le Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), pour bouter le président Abdoulaye Wade hors de la présidence. Et parce qu’il veut laisser la place aux jeunes cadres de son parti, il promet aussi que ce sera son dernier combat et que, « quoiqu’il arrive le 26 février », il quittera la direction du PS.

Le candidat socialiste promet également que « l’agriculture sera l’une des priorités de son mandat » s’il est élu. « Aujourd’hui, le Sénégal, c’est une grosse tête sur un corps frêle », explique-t-il, en pointant sévèrement du doigt le bilan du président sortant, à qui il prête des « méthodes de corruption extraordinaires ».

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Lire l’interview intégrale de Ousmane tanor Dieng dans le n° 2661 de J.A. en kiosques du 8 au 14 janvier.

 

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