Droits de l’homme

RDC : Étienne Tshisekedi en « résidence surveillée », ses partisans dispersés

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Des partisans s'entretiennent avec des policiers près du domicile de l'opposant, le 20 janvier.

Des partisans s'entretiennent avec des policiers près du domicile de l'opposant, le 20 janvier. © AFP

Le jeudi 26 janvier, les forces de l’ordre congolaises (RDC) sont intervenues pour interrompre une manifestation de partisans d’Étienne Tshisekedi. Les manifestants s’étaient rassemblés à proximité du domicile de l’opposant afin de « l’accompagner » au palais présidentiel de Kinshasa.  

Les forces de l’ordre congolaises ont fait l’usage gaz lacrymogènes et procédé à quelques arrestations afin de disperser des petits groupes de partisans venus soutenir l’opposant Étienne Tshisekedi à proximité de son domicile kinois dans le quartier de Limete. L’accès à la dite résidence de l’autoproclamé « président élu » était également interdit aux journalistes présents sur place.

Son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), avait appelé mercredi les Congolais à se « mobiliser massivement » jeudi « pour accompagner » leur leader « à son bureau de travail au Palais de la nation ».

"Résidence surveillée"

Rompant le silence, Étienne Tshisekedi a annoncé vendredi 20 janvier qu’il prenait « sa fonction active » le jour-même et formerait un gouvernement « la semaine prochaine ». Il a également considéré « comme nulles » les élections législatives, dont les résultats ne sont toujours pas connus. Là encore, la police avait aussi interdit l’accès aux abords de la résidence à des journalistes qui souhaitaient s’y rendre pour assister à la conférence de presse de l’opposant.

Dimanche il a été empêché par la police de quitter son domicile où ses proches sont aussi privés d’accès depuis plusieurs jours. Son entourage estime que l’opposant est en « résidence surveillée de fait ». Mardi, l’ONG congolaise La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) a dit craindre pour la vie, l’intégrité physique et psychologique d’Étienne Tshisekedi « dont le droit de circuler librement est violé par les autorités congolaises ».

(Avec AFP)

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