Politique

Bénin : Boni Yayi prend la présidence tournante de l’UA

Par - Anne Kappès-Grangé, envoyée spéciale
Mis à jour le 28 janvier 2012 à 20:13

La nouvelle sera officielle à l’ouverture du sommet de l’Union africaine, ce dimanche à Addis Abeba : c’est le Béninois Boni Yayi qui prend la présidence tournante de l’institution pour un an. Reste à déterminer qui occupera la présidence de la Commission pour les quatre années à venir.

Une partie du suspense a été levé à Addis-Abeba, où s’ouvre ce dimanche le 18e sommet de l’Union africaine (UA). On ne sait toujours pas qui, du Gabonais Jean Ping ou de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, prendra la tête de la Commission de l’UA, mais c’est bien le Bénin qui exercera pour un an la présidence tournante de l’UA.

Le président Boni Yayi a pourtant bien cru que le poste allait lui échapper. Un temps intéressée, la Guinée et la Gambie s’étaient certes retirées de la course, laissant le Bénin seul en lice (puisqu’il était entendu que le poste devait revenir a l’Afrique de l’Ouest). Mais en milieu de semaine, sans en informer au préalable son voisin et sans faire officiellement acte de candidature, le Nigeria avait a son tour manifesté son souhait d’entrer dans la course.

Soutien du Ghana et du Burkina Faso

Très contrarié, Boni Yayi a multiplié les consultations dans la capitale éthiopienne et reçu le soutien public du Ghana et du Burkina Faso. Et ce sont les pays membres de la Cedeao, réunis samedi soir à huis-clos, qui ont finalement tranché. « Ça a été chaud, raconte un participant, mais c’est finalement le Ghana qui a convaincu le Nigeria de se désister ».

« Accra, poursuit un diplomate ouest-africain, a simplement été légaliste, en faisant valoir qu’Abuja ne s’était pas officiellement porté candidat. » Cela signifie-t-il que le Bénin renonce à prétendre au secrétariat exécutif de la Cedeao – poste convoité à la fois par Cotonou et par Ouagadougou ? « Certainement pas, tranche un membre de la délégation béninoise. Cela ne fait pas partie du deal et il est clair qu’aucune décision concernant la Cedeao ne sera prise ici, a Addis. Nous nous retrouverons le 16 fevrier à Abuja ; nous déciderons à ce moment là ».

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Par Anne Kappès-Grangé, envoyée spéciale à Addis Abeba