Sécurité

Criminalité au Sahel : Faure Gnassingbé propose la création d’un groupe de contact à l’ONU

| Par
Faure Gnassingbé s’inquiète du développemement de la criminalité en Afrique de l’Ouest.

Faure Gnassingbé s'inquiète du développemement de la criminalité en Afrique de l'Ouest. © AFP

Le président du Togo Faure Gnassingbé demande « une plus grande mobilisation de la communauté internationale » contre la « criminalité transnationale organisée »  en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Il a ainsi proposé la création d’un « Groupe de contact international », lors d’un débat au Conseil de sécurité de l’Onu, mardi 21 février.

Créer un « groupe de contact international ». C’est la solution proposée mardi 21 février par le président togolais Faure Gnassingbé à l’occasion d’un débat au Conseil de sécurité de l’ONU pour lutter contre « la criminalité transnationale organisée » en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Faure Gnassingbé milite pour « une plus grande mobilisation de la communauté internationale et un soutien accru » en faveur d’États faisant face à une grave crise. Le trafic de drogue, d’armes ou la piraterie en mer gangrènent l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Ces deux régions « sont devenues des plaques tournantes pour les trafics en tout genres », mobilisant « d’importantes ressources qui auraient dû être investies dans les actions de développement », a estimé le président togolais.

En réalité, Faure Gnassingbé veut s’inspirer du « Groupe de contact international sur la piraterie au large des côtes somaliennes » que forment depuis 2009 45 pays ou groupes de pays, dont l’Union européenne, les États-Unis et la Russie.

Le trafic de drogue et la piraterie dans les priorités

Lors du débat, les Nations unies, la France et les États-Unis ont assuré vouloir faire de la lutte contre la criminalité une priorité. Pour le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, la piraterie semble constituer la principale cible. Il notamment a réitéré sa proposition « d’organiser un sommet régional des chefs d’État (des pays riverains) du Golfe de Guinée dès que possible en 2012, afin de mettre au point une stratégie régionale ».

La France, représentée par le secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger, Edouard Courtial, a de son côté « placé la question du trafic de drogue en tête des priorités ». Il est « plus que jamais nécessaire de renforcer la coopération régionale et internationale dans les domaines policier et judiciaire », a dit Courtial, avant de rappeler que la France « contribue ainsi à hauteur de dix millions d’euros à des programmes de coopération en matière de justice et de gouvernance avec les pays du Sahel ».

Le trafic de drogue « reste une menace majeure, et il est de plus en plus souvent mêlé à d’autres formes de trafic », a renchéri l’ambassadrice américaine Susan Rice. La cocaïne rapporte ainsi un milliard de dollars par an en Afrique de l’Ouest, c’est-à-dire « plus du double du PIB de nombreux pays » de la région, a-t-elle souligné.

(Avec AFP)
 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3102p001_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer