Politique

Algérie : confusion autour de l’état de santé de Ben Bella

Ahmed Ben Bella fut président de l'Algérie de 1962 à 1965. © Omar Sefouane

L’ancien président algérien Ahmed Ben Bella a été annoncé mort par le site d'El Watan jeudi matin avant que l'information ne soit démentie par une dépêche de l'agence officielle APS. La veille avait été diffusée l'annonce de sa brève hospitalisation à l’hôpital militaire d'Ain Naâdja, dans la banlieue d'Alger.

La confusion la plus totale régnait jeudi matin autour de la santé de Ahmed Ben Bella (1962-1965). Le site du quotidien El Watan a d’abord cité un proche du premier président de l’Algérie indépendante donnant ce dernier pour mort. Mais une heure plus tard, alors que Jeune Afrique n’était pas en mesure de confirmer l’information de source fiable, l’agence officielle APS publiait un démenti en citant un autre proche du héros de l’indépendance.

La santé de Ben Bella serait « stationnaire » et il se trouverait encore jeudi matin sous observation médicale à l’hôpital militaire d’Ain Naâdja. « La nouvelle de sa mort est fausse. M. Ben Bella est toujours en vie sous observation médicale à l’hôpital après avoir été évacué dans la nuit de mardi à mercredi », a précisé la même source.

Rumeurs

Ces derniers jours, les rumeurs ont été nombreuses sur la mort de Ben Bella. Elles avaient été démenties hier par un proche de l’ancien président qui avait indiqué que celui-ci avait été « admis à l’hôpital Ain Naadja, suite à un malaise » dans la nuit de mardi à mercredi. Après avoir été « brièvement hospitalisé », il serait ensuite rentré chez lui à Alger, avait déclaré à l’AFP un de ses proches. « Il se repose », avait précisé cette source.

Cette brève hospitalisation de Ben Bella aurait permis « de lui augmenter le taux d’anti-coagulants » qui lui sont administrés suite à une phlébite contractée avant l’été dernier et pour laquelle il avait été soigné à Paris, a précisé le proche à l’AFP. Ahmed Ben Bella, qui préside depuis 2007 le Groupe des sages de l’Union africaine (UA) chargé de la prévention et de la gestion des conflits en Afrique, avait déjà été récemment hospitalisé à Paris pour des « complications respiratoires ».

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