Politique

Ahmed Ben Bella, le premier président de l’Algérie, est décédé à Alger

L'ancien président algérien Ahmed Ben Bella, le 8 décembre 2010 à Alger. © Fayez Nureldine/AFP

Ahmed Ben Bella, le premier président algérien est décédé mercredi 11 avril à son domicile d'Alger, a annoncé l'agence officielle APS qui a cité ses proches. Il était âgé de 96 ans.

À 96 ans, l’ancien chef de l’État algérien et père de l’indépendance du pays, Ahmed Ben Bella, est décédé mercredi 11 avril à son domicile d’Alger. C’est ce qu’a annoncé l’agence officielle APS, citant des proches du premier président de l’Algérie indépendante.

La rumeur de la mort de Ben Bella avait couru à plusieurs reprises, la dernière il y a moins de deux mois. Le 22 février 2012, le quotidien El Watan avait annoncé sur son site internet le décès de l’ancien président algérien à l’hôpital militaire d’Ain Naâdja, dans la banlieue algéroise, avant que l’information ne soit démentie une heure plus tard par l’agence officielle APS, qui citait également un proche d’Ahmed Ben Bella.

Bio-express de Ahmed Ben Bella :

Décembre 1916 Naissance à Maghnia (Oranais)

1947 Rejoint l’Organisation spéciale, formation paramilitaire chargée de préparer la lutte armée

5 avril 1949 Dirige l’attaque de la poste d’Oran

23 octobre 1954 Création du Front de libération nationale (FLN)

1er novembre 1954 Déclenchement de la guerre d’indépendance

22 octobre 1956 Arrêté par la France avec Aït Ahmed, Bitat, Boudiaf, Khider, après le piratage de l’avion qui les conduisait de Rabat à Tunis

26 septembre 1962 Forme le premier gouvernement de l’Algérie indépendante

15 septembre 1963 Élu président de la République

19 juin 1965 Renversé par Boumédiène et emprisonné

1980 Libéré

11 avril 2012 décédé à Alger.

Les rumeurs de la mort de l’ex-chef d’État avaient circulé dès le 21 février, alors que ses proches la démentaient, annonçant qu’il était rentré à son domicile d’Alger après une « brève hospitalisation », comme l’avait déclaré un membre de son entourage sous couvert d’anonymat.

À cette époque, l’ancien président avait également été hospitalisé à Paris pour des « complications respiratoires », après avoir contracté une phlébite à l’été 2011. Le héros de l’indépendance algérienne aura tout de même pu vivre, avant de s’éteindre, le 50e anniversaire des accords d’Évian, signés le 18 mars 1962, qui mettaient fin à huit ans de guerre de libération, et à l’issue desquels il devint le premier président de l’Algérie libre, en 1963.

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