Politique

Juppé à Bamako : « Un dialogue inter-malien est absolument nécessaire »

Alain Juppé et Amadou Toumani Touré (ATT), le 26 février à Bamako. © Habib Kouyate/AFP

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, s’est rendu à Bamako dimanche 26 février pour s'entretenir avec le président malien Amadou Toumani Touré (ATT) de la nécessité d'un processus de dialogue avec les rebelles touaregs du MNLA. Et se faire confirmer le maintien de la date de l'élection présidentielle au 29 avril.

Le ministre français des Affaires étrangères, Alain juppé est convaincu qu’il n’y aura pas de solution militaire à la crise au Nord-Mali. « Il faut donc prendre la voie du dialogue politique aussi inclusif que possible avec tous ceux qui doivent s’asseoir autour de la table et le président [Amadou Toumani Touré, ATT, NDLR] a confirmé que c’était son intention », a déclaré Juppé lors d’un point de presse à sa sortie de son audience avec ATT.

En ce qui concerne la médiation, poursuit le ministre français, « nous en avons parlé avec nos amis algériens, nous en avons parlé aussi avec le président Compaoré [ du Burkina Faso, NDLR] hier [samedi 25 février, NDLR], avec la Cedeao, l’UA… Donc nous sommes disponibles nous aussi pour aider. »

La rébellion touarègue du Mouvement de libération nationale de l’Azawad (MNLA) menace la tenue de l’élection présidentielle que le Mali a prévu d’organiser à la fin du mois d’avril prochain. « Ces élections doivent avoir lieu à la date prévue et sur l’ensemble du pays y compris au nord, et je crois que là aussi nous avons une convergence de vues absolue », dit Alain Juppé.

Négocier, mais pas avec Aqmi

Pendant son audience avec ATT qui a duré 45 minutes, Juppé a aussi parlé d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) qui retient 6 otages français dans le nord malien, et Bamako a impliqué les djihadistes dans une attaque rebelle du 24 janvier à Aguelhok, qui a coûté la vie à une centaine des soldats maliens selon les autorités. Il « faut parler négociations », mais ce qui « paraît absolument à écarter c’est la négociation avec les terroristes… Aqmi nous menace nous aussi directement, j’ai une pensée aussi pour nos otages qui sont toujours prisonniers d’Aqmi », a dit le chef de la diplomatie française. Qui ajoute : « pour le reste il est bien évident qu’il y a des questions qui se posent au Nord-Mali et que ces questions doivent être abordées. « Ce n’est pas à nous de négocier, ce n’est pas à nous de proposer des solutions dans ce domaine. Nous pouvons simplement être en appui et en médiation, mais un dialogue inter-malien est absolument nécessaire », conclut Alain Juppé.

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Par Baba Ahmed, à Bamako

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