Politique

Algérie : Droukdel et Bouderbala condamnés à mort pour les attentats de 2007 à Alger

Le procès des 18 accusés pour la série d’attentats meurtriers du 11 avril 2007 à Alger s’est achevé mercredi avec pas moins de 16 condamnations à mort. Deux d’entre elles ont été prononcées contre Abdelmalek Droukdel et Fateh Bouderbala, des hauts responsables d’Aqmi.

Mis à jour le 15 mars 2012 à 08:34

Entre mardi et mercredi, la peine capitale a été prononcée pas moins de 16 fois en Algérie, seuls deux des 18 accusés pour les attentats de 2007 à Alger en 2007 n’écopant « que » de trois et dix ans de prison. Après avoir été reporté il y a un an en raison de l’absence de certains avocats de la défense, le procès s’est tenu rapidement en présence de neuf accusés. Malgré le retrait de quatre de leurs avocats et l’absence d’un cinquième, un nouveau délai a été refusé par le tribunal.

Ayant reconnu les faits, l’« émir » d’Alger pour Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Fateh Bouderbala, a été condamné à mort mercredi comme six de ses hommes. La veille, c’est Abdelmalek Droukdel (dit Abou Mosaâb Abdel Woudoud ou Abou Moussab) et huit de ses complices qui avaient écopé de la même peine par contumace, notamment pour « assassinat avec préméditation, constitution de groupe terroriste et attentats à l’explosif ».

Appel anonyme

Le 11 avril 2007, le Palais du gouvernement, les sièges de la sûreté urbaine et de la brigade de gendarmerie dans le quartier périphérique est de Bab Ezzouar avaient été frappés par trois attentats simultanés à l’explosif qui avaient fait 20 morts et 222 blessés. D’autres attaques du même genre avaient échoué dans le quartier huppé de Hydra, où habitent de très hauts responsables de la sécurité algérienne, près de l’ambassade du Danemark. Selon le quotidien arabophone El Khabar c’est un appel anonyme qui avait alerté la police sur la présence d’une voiture piégée.

Ingénieur né le 20 avril 1970 à Meftah, en Algérie, Droukdel a pris vers la fin 2004 la direction du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu depuis Aqmi, après avoir combattu en Afghanistan dans les années 1980. Lundi il a également été condamné par le tribunal de Bouira, à 120 km à l’est d’Alger à la peine capitale par contumace, ainsi que trois de ses compagnons notamment pour « constitution d’un groupe terroriste armé », « homicides volontaires avec préméditation et guet-apens » et « perpétration de massacres sur le territoire de la wilaya (département) de Bouira ».

(Avec AFP)