Politique

Sénégal : Macky Sall – Abdoulaye Wade, d’un président l’autre

Nouveau président sénégalais, Macky Sall doit en principe prendre ses fonctions le 3 avril. © Seyllou/AFP

Vainqueur de l’élection présidentielle sénégalaise, Macky Sall n’a pas encore pris ses fonctions. De son côté, Abdoulaye Wade poursuivait mardi 27 mars une tournée d’adieu auprès des confréries religieuses. Il aurait prévu de quitter le palais présidentiel dès le 28 mars, alors que la passation de pouvoir est prévue le 3 avril.

C’est un peu comme si le Sénégal n’avait pour le moment pas de président. D’ores et déjà déclaré vainqueur, Macky Sall doit en principe prendre ses fonctions le 3 avril, après avoir prêté serment le même jour et formé un nouveau gouvernement, afin de présider le lendemain la fête de l’indépendance. La passassion de pouvoir pourrait cependant être avancée à lundi, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS, publique).

Officiellement donc, le président du Sénégal se nomme toujours Abdoulaye Wade. Officiellement seulement. Car « le vieux » semble déjà avoir tourné la page de ses douze années au pouvoir. Il a ainsi renoncé à participer au sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur la situation au Mali qui se déroule à Abidjan. « Le président (ivoirien) Alassane Ouattara (président de la Cedeao) a beaucoup insisté, mais il y a un nouveau président élu et nous ne voulons poser aucun acte pouvant le gêner », a expliqué une source à la présidence.

Laissant son ministre des Affaires étrangères, Madické Niang, représenter le Sénégal, le chef de l’État sortant poursuivait mardi sa tournée d’adieu auprès des chefs religieux. Après Touba (centre), capitale de la confrérie musulmane des Mourides, il était est attendu à Tivaouane, ville sainte d’une autre confrérie, les Tidianes. Selon APS, il aurait « décidé de quitter le palais de la République mercredi » 28 mars.

Les législatives en ligne de mire

De son côté, le Parti démocratique sénégalais (PDS) n’a pas tardé à endosser le costume de parti d’opposition. Focalisé sur les prochaines législatives prévues en juin, le parti d’Abdoulaye Wade a exigé du nouveau président « le respect du calendrier républicain ».

« Nous demandons à Macky Sall, s’il est investi, de faire tout pour que l’agenda électoral ne soit pas modifié afin que les élections législatives s’organisent le 17 juin », a dit le porte-parole du PDS, Babacar Gaye. « Dans une dizaine de jours, c’est-à-dire le 7 avril, ce sera l’ouverture du dépôt des listes » pour ce scrutin et « nous voulons que tous les engagements pris quant au respect du fonctionnement normal de la République soient bien tenus », a-t-il ajouté.

En vue des élections, la coalition Benno Bokk Yakkar (Unis pour le même espoir, en wolof), qui a soutenu la candidature de Macky Sall au second tour de la présidentielle, a décidé de présenter une liste commune. L’actuelle Assemblée nationale, qui compte 140 députés, est largement dominée par le PDS.

(Avec AFP)
 

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte