Politique

Le Qatar et l’Arabie saoudite officialisent leur soutien financier à l’Armée syrienne libre

La conférence des Amis de la Syrie s'est réunie dimanche 1er avril à Istanbul. © Reuters

L’Arabie saoudite, le Qatar et d’autres pays du Golfe ont annoncé à Istanbul qu'à défaut d'armer l’Armée syrienne libre (ASL), ils financeraient ses combattants et ses structures administratives du Conseil national syrien (CNS). Pendant ce temps, la communauté internationale presse le régime de Bachar al-Assad de mettre en oeuvre le plan de paix de Kofi Annan.

Lors de la réunion des « Amis du peuple syrien » organisée dimanche 1er avril à Istanbul, l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres pays du Golfe ont annoncé la création d’un fonds pour financer l’Armée syrienne libre (ASL). Doté de plusieurs millions de dollars, celui-ci servira à payer les salaires des fonctionnaires du Conseil national syrien (CNS) et des combattants de l’ASL, pour la majorité des déserteurs de l’armée syrienne auxquels s’ajoutent des volontaires sunnites venus de plusieurs pays arabes, notamment de Libye.

L’Arabie Saoudite et le Qatar, ont dû s’aligner sur la position de la communauté internationale, opposée à tout soutien militaire de l’ASL. Le fonds de soutien nouvellement créé ne pourra donc servir à procurer des armes la rébellion syrienne. Par ailleurs, la réunion des « Amis du peuple syrien », à laquelle participaient 85 pays dont les États-Unis et la France, ont appelé Kofi Annan à imposer une « date limite » pour l’application de son plan de paix, sans toutefois en suggérer une.

Le CNS reconnu comme représentant du peuple syrien

La poursuite des violences, notamment ce week-end où 70 personnes auraient trouvé la mort, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, prouve qu’un consensus risque d’être difficile à trouver malgré l’engagement, mardi, de Bachar al-Assad à respecter le plan de paix de l’ONU. La Russie, la Chine et l’Iran, alliés de la Syrie et favorable à ce plan de paix, n’étaient quant à eux pas présents à la réunion d’Istanbul.

Autre avancée du sommet : la reconnaissance du droit de la population à l’autodéfense. Recep Tayyip Erdogan avait exhorté le Conseil de sécurité à « prendre ses responsabilités » en ce sens. Le Conseil national syrien (CNS) a également été reconnu comme représentant légitime de tous les Syriens. Un autre sommet devrait se tenir à Paris dans les prochains jours dans le but de définir des sanctions contre le régime de Bachar el-Assad, selon la déclaration finale de la réunion.

(Avec Agences)

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