Politique

Mali : Dioncounda Traoré investi président par intérim

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Dioncounda Traoré (C) et Djibrill Bassolé derrière lui, à l'aéroport de Bamako, le 7 avril.

Dioncounda Traoré (C) et Djibrill Bassolé derrière lui, à l'aéroport de Bamako, le 7 avril. © AFP

Dioncounda Traoré est officiellement le président par intérim du Mali, pour au moins 40 jours. Il a été investi jeudi 12 avril à Bamako.

Mise à jour le 12/04/12 à 12H26

Investi le matin du jeudi 12 avril président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré a prêté serment lors d’une cérémonie au Centre international de conférence de Bamako. Plusieurs centaines de personnes ont assisté à la cérémonie, dont le chef de l’ex-junte, le capitaine Amadou Sanogo, des représentants des institutions maliennes, des partis politiques et de la société civile, ainsi que des membres de la médiation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

« Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver le régime républicain, de respecter et faire respecter la Constitution et l’intégrité du territoire du Mali », a-t-il lancé sur une estrade aux couleurs vert-jaune-rouge du drapeau malien.

« J’ai conscience d’être président d’un pays en guerre, » a déclaré Dioncounda Traoré appelant « les groupes armés du Nord à revenir dans les rangs, à arrêter les exactions, les pillages, les viols, à quitter les cités qu’ils ont occupées ».

« S’ils refusent, nous n’hésiterons pas à mener une guerre totale et implacable et à bouter Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique), les trafiquants de drogue et les preneurs d’otages hors de nos frontières », a-t-il averti. « Nous préférons la paix, mais si la guerre est la seule issue nous la ferons avec notre armée. Nous serons tous derrière elle », a-t-il affirmé.

Prochaine étape de la transition malienne, la nomination par Dioncounda Traoré d’un Premier ministre qui sera investi des pleins pouvoirs, selon les termes de l’accord-cadre signé entre le Comité national de redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE, junte) et la médiation de la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Un gouvernement d’union nationale doit également être formé.

Les modalités de la transition doivent être définies lors d’une réunion ce week-end à Ouagadougou entre le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur nommé par la Cedeao, la classe politique et l’ex-junte malienne.

(Avec AFP)
 

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