Politique

Mali : libération des 22 personnalités arrêtées par l’ex-junte

| Par Jeune Afrique
Le 3 avril, devant camp militaire de Kati, où la plupart des personnalités ont été détenues.

Le 3 avril, devant camp militaire de Kati, où la plupart des personnalités ont été détenues. © Issouf Sanogo/AFP

Presque au moment où ATT s’envolait pour Dakar, les 22 personnalités civiles et militaires arrêtées en début de semaine ont été libérées par l’ex-junte malienne. Parmi elles, Soumaïla Cissé et le général Waly Sissoko souffrent de problèmes de santé.

Tous les responsables politiques et militaires qui avaient été arrêtés par l’ex-junte en début de semaine, dont l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé et l’ancien ministre et ex-président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, ont été remis en liberté jeudi soir, a annoncé le député et avocat malien Kassoum Tapo. « Nous avons tous été libérés, ceux qui étaient à Kati (…) comme ceux qui étaient ailleurs », a-t-il annoncé, sans donner plus de précision.

La gendarmerie avait fait état la veille d’un vaste coup de filet ayant conduit à l’arrestation de onze civils et onze militaires, soit 22 personnes au total. « Tout le monde a été libéré », a confirmé une source proche de l’ex-junte malienne, précisant que deux des responsables demeuraient cependant « sous surveillance médicale à cause de petits problèmes de santé ». Il s’agit de Soumaïla Cissé, un des favoris à la présidentielle reportée, et du général Waly Sissoko, un militaire proche du président Amadou Toumani Touré (ATT), lequel a trouvé refuge au sénégal dans la soirée de jeudi.

Soumaïla Cissé "pas en état de marcher"

La famille de Soumaïla Cissé a confirmé qu’il était dans un hôpital de Bamako, avec « des militaires devant sa chambre. (..) Il est blessé, il n’est pas en état de marcher ».

Mercredi soir, le directeur général de la gendarmerie, le colonel Diamou Keïta, avait affirmé que les enquêtes avaient permis de découvrir des armes de guerre neuves aux domiciles de certains d’entre eux, sans citer de noms. « Des investigations menées dans certains domiciles, il est apparu que des caisses d’armes neuves ont été découvertes. Ces armes – je tiens à le préciser – ne font pas partie de la dotation de l’armée régulière. (…) Nous faisons face à une nouvelle menace, cette infiltration aujourd’hui d’armes de guerre dans notre pays », avait-il affirmé, tout en assurant qu’il ne s’agissait pas d’une « chasse aux sorcières ».

(Avec AFP)

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