Politique

Côte d’Ivoire : ouverture des travaux de l’Assemblée nationale, Soro appelle au pardon

Les députés de la nouvelle Assemblée nationale ivoirienne, le 25 avril 2012 à Yamoussoukro.

Les députés de la nouvelle Assemblée nationale ivoirienne, le 25 avril 2012 à Yamoussoukro. © Sia Kambou/AFP

Le parlement ivoirien a ouvert ses travaux mercredi 24 avril, en présence du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro et du chef de l’État Alassane Ouattara. L’ancien Premier ministre a mis l’accent sur le "pardon" et la reconstruction lors de son discours d’ouverture.

 « Notre mérite, le mérite de la représentation nationale sera de saisir au bond le message de pardon du président de la République » a déclaré le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, le mercredi 25 avril, à l’occasion de l’ouverture des travaux parlementaires.

L’ancien Premier ministre d’Alassane Ouattara, qui s’est exprimé en présence du chef de l’État, depuis la capitale politique Yamassoukro, a souhaité placer cette première session de travail sous le signe du pardon et de la réconciliation.

« En votre nom, élus du peuple, je demande pardon et je vous invite dès cet instant à aller dans les campements, dans les villages, dans les villes et professer le pardon », a-t-il affirmé.

L’ouverture des travaux des députés, qui intervient plus d’un mois après l’élection du président de l’Assemblée, est aussi le point de départ pour « reconstruire » cette institution trop longtemps absente de la vie politique ivoirienne, a jugé Guillaume Soro. Mercredi, l’ouverture de la session ordinaire a mis « fin à l’hibernation de notre institution après une si longue crise militaro-politique » a jugé Soro, ajoutant que l’Assemblée ne sera « ni soumise, ni servile ».

À l’issue des législatives de décembre 2011, les premières depuis dix ans, le Rassemblement des républicains (RDR), le parti du président Ouattara, a obtenu la majorité absolue avec quelque 136 députés. Et si l’on compte les formations alliées du parti, c’est la quasi-totalité des sièges qui est dévoué au président Ouattara, puisque le principal parti d’opposition, le Front populaire ivoirien (FPI), proche de l’ancien président Gbagbo, avait boycotté le scrutin.

Dialogue et sécurité

L’Assemblée aura donc fort à faire pour réussir à mener des discussions constructives avec les partisans de l’ex-chef d’État, aujourd’hui incarcéré à la prison de la Cour pénale internationale (CPI), qui refusent aujourd’hui les conditions du dialogue proposées par le pouvoir. Autre objectif prioritaire : promouvoir la réconciliation et trouver les moyens de garantir la sécurité au peuple ivoirien.

Dans la nuit de mardi à mercredi, six personnes ont été tuées dans le sud-ouest de la Côte d’ivoire, lors d’une attaque perpétrée par des hommes armés contre le village de Sakré, à la frontière du Liberia. L’information a été donnée par une source militaire basée à Guiglo, une ville située à environ 100 kilomètres au nord. Ce bilan a été confirmé par une autre source militaire et plusieurs sources locales.

Selon un membre de l’état-major des Forces républicaines (FRCI), « les assaillants qui ont attaqué vers 02H00 (locales et GMT) le village de Sakré étaient équipés d’armes lourdes, notamment de roquettes ».

« Quatre assaillants ont été arrêtés », a d’autre part expliqué la source militaire à Guiglo. « L’attaque a été perpétrée par des miliciens (favorables à l’ex-président Laurent Gbagbo) basés au Liberia et qui viennent dépouiller les villageois de leurs biens », a-t-elle jugé, précisant que « à l’heure actuelle, la situation est entièrement maîtrisée ».

(Avec AFP)

 

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