Politique

Terrorisme : le Mujao affirme que la vie des otages algériens enlevés au Mali est « en danger »

Capture d'écran d'une vidéo montrant une rue de Gao, le 1er avril 2012.

Capture d'écran d'une vidéo montrant une rue de Gao, le 1er avril 2012. © AFP

Après l’échec de négociations entre l’Algérie et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), la vie des sept otages algériens enlevés à Gao (nord du Mali) « est en danger « , a affirmé dimanche 29 avril le mouvement terroriste, dissident d’Al-Qaïda.

Les négociations entre le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un groupe armé qui a revendiqué le rapt du consul d’Algérie à Gao (dans le nord du Mali) et de six de ses collaborateurs, le 5 avril, et l’Algérie ont échoué, a affirmé le mouvement islamiste, dimanche 29 avril.

« La délégation algérienne (…) a refusé complètement nos demandes, et cette décision mettra la vie des otages en danger », a déclaré dans un court message envoyé à l’AFP Adnan Abu Walid Sahraoui, porte-parole du Mujao. Il a précisé qu’une délégation algérienne avait assisté aux négociations, mais n’a pas donné de détails sur les revendications de son mouvement.

La position du Mujao s’est peu à peu durcie. Lundi 23 avril, un membre du groupe avait déclaré lors d’une conversation téléphonique que le Mujao avait « donné son accord pour la libération » des otages. « Nous avons donné l’accord à nos frères d’Ansar Eddine », groupe islamiste dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghali, avait déclaré il y a une semaine cette même source, sans toutefois préciser de date ou de lieu, ni évoquer une éventuelle contrepartie à leur libération.

Revirement

Plus tôt le même jour, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, avait assuré lors d’une conférence de presse à Alger que ses compatriotes otages étaient « en bonne santé » et que « les perspectives » de leur libération étaient « réelles ». « Nous avons bon espoir que les discussions (…) nous conduisent vers une fin heureuse », avait ajouté le chef de la diplomatie algérienne. Mais deux jours plus tard, mercredi 25 avril, le Mujao déclarait vouloir négocier la libération du consul algérien et de ses six collaborateurs « au nom de l’islam ».

Les sept otages ont été enlevés à Gao le 5 avril avant d’être conduit vers une destination inconnue, alors que le Nord Mali venait de tomber aux mains de plusieurs groupes armés, dont le Mujao, Ansar Eddine, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touarègue). Outre les sept otages algériens, le Mujao avait revendiqué en décembre 2011 le rapt dans l’ouest de l’Algérie de deux Espagnols et d’une Italienne qui, selon un porte-parole du groupe, sont toujours retenus par ce groupe dissident d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

 

Avec AFP

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