Politique

Mali : Amadou Haya Sanogo désigné président de la transition par ses partisans

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Amadou Haya Sanogo a renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012.

Amadou Haya Sanogo a renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 mars 2012. © AFP

Amadou Haya Sanogo a été désigné, par ses partisans, président de la transition, dans la nuit du mardi 22 mai au mercredi 23 mai. La Coordination des organisations patriotiques du Mali, (Copam, pro-putsch), demande en conséquence à l’actuel titulaire officiel du poste, Dioncounda Traoré, de céder sa place.

Réunis depuis lundi à Bamako, les membres de la Coordination des organisations patriotiques du Mali, (Copam), soutiens du capitaine Sanogo, ont décidé d’investir l’auteur du coup d’État du 22 mars comme président de la transition. Il remplacerait ainsi Dioncounda Traoré, actuellement titulaire de ce poste, qui est invité à se retirer.

Amadou Sanogo aurait pour mission le recouvrement de l’intégrité du territoire malien avec l’ensemble de l’armée, alors que le pays est coupé en deux suite au coup d’État du 22 mars, orchestré par le même Sanogo. Celui-ci serait ensuite chargé d’organiser, avec une administration neutre et impartiale, des élections transparentes et crédibles, selon le texte.

Une transition qui débute mal

La période de transition a débuté mardi 22 mai pour une période d’un an. C’est l’ancien président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, qui a été désigné comme président par intérim pour une durée de 40 jours, puis de transition conformément à l’ accord signé dimanche entre lui-même, les médiateurs de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et le capitaine Sanogo en personne. Celui-ci – qui avait accepté le 6 avril de rendre le pouvoir aux civils – obtenait en contrepartie le rang d’ancien chef d’État avec tous les privilèges liés à cette fonction.

Sa nomination par ses partisans, à laquelle il n’a pas encore réagi, fragilise un peu plus encore une transition sous tension depuis l’agression de Dioncounda Traoré, lundi 21 mai dans son bureau à Bamako, par des partisans du coup d’État du 22 mars, opposés à son maintien au pouvoir.

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