Politique

La France espère que le nouveau président exercera un « mandat de rupture »

Par
Mis à jour le 1 septembre 2009 à 08:22

Le secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, a expliqué dans une interview que le nouveau président gabonais devra « exercer un mandat de rupture ». Paris estime qu’il est temps de « répartir les richesses de façon plus équitable ».

La France estime que le nouveau président du Gabon devra exercer "un mandat de rupture" après Omar Bongo afin notamment de répartir les richesses de façon plus équitable, a déclaré le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, dans un entretien publié mardi.

"Le nouveau président devra exercer un mandat de rupture," a déclaré M. Joyandet dans cet entretien accordé au journal Le Parisien.

"Avec (l’ancien président) Omar Bongo le pays a accédé à la stabilité et à la paix civile. C’était, bien sûr, positif. Il me paraît nécessaire, à présent, d’engager davantage des programmes socio-économiques et de répartir les richesses de façon plus équitable", a-t-il ajouté.

"Je ne suis pas inquiet"

"Dans cette élection la France n’avait pas de favori", a-t-il répété, alors que Paris a été soupçonné, notamment au Gabon, de favoriser la candidature d’Ali Bongo, le fils du président décédé en juin après 41 ans au pouvoir.

"Je ne suis pas inquiet", a encore affirmé le secrétaire d’Etat, alors que les trois candidats favoris — Ali Bongo, l’opposant historique Pierre Mamboundou, et l’ex-ministre de l’Intérieur André Mba Obame — ont revendiqué la victoire sans attendre les résultats officiels.

André Mba Obame a dénoncé lundi la menace selon lui d’un "coup de force" après le déploiement de forces de sécurité dans les rues de Libreville.

"Bon déroulement" du scrutin

"Il faut attendre la publication des résultats par la commission électorale, aujourd’hui ou demain. Les candidats qui n’ont pas gagné devront reconnaître leur défaite," a souligné M. Joyandet.

"Il semble que les opérations électorales se sont tenues dans un climat qui n’appelle pas de contestation particulière", a-t-il estimé.

La France, ex-puissance coloniale, s’était félicitée lundi du "bon déroulement" du scrutin présidentiel au Gabon et a déclaré faire confiance aux institutions gabonaises pour que le processus se poursuive "dans le calme".