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Côte d’Ivoire : Moïse Lida Kouassi inculpé pour vol, détournement, pillage et concussion

L’ancien ministre de la Défense de Laurent Gbagbo a été arrêté le 6 juin au Togo puis extradé vers la Côte d’Ivoire. Il est accusé de plusieurs chefs de vol et détournement de fonds, et est soupçonné de s’être livré à des activités de déstabilisation du régime de Alassane Ouattara.

Mis à jour le 7 juin 2012 à 18:34

Moïse Lida Kouassi (C), à Abidjan le 7 août 2002. © Issouf Sanogo/AFP/Archives

Arrêté mercredi 6 juin au Togo et extradé dans la foulée en Côte d’Ivoire, Moïse Lida Kouassi a été « inculpé [par la justice ivoirienne, NDLR] de vol en réunion à mains armées, commis avec violence et effraction, détournement de deniers publics, concussion, atteinte à l’économie publique, pillage et complicité desdites infractions commises lors de la crise née des élections présidentielles de novembre 2010 en Côte d’Ivoire », a déclaré le directeur de la police togolaise, le colonel Matieyendou Mompion.

Ex-ministre de la Défense de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, Moïse Lida Kouassi, était visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice ivoirienne en juin 2011, et vivait exilé au Togo depuis un an. Selon le colonel Mompion, qui lisait un communiqué à la télévision nationale, Kouassi se serait également livré à des « activités subversives » visant à « déstabiliser » le régime d’Abidjan.

Coopération avec Interpol

« La perquisition effectuée à son domicile a permis la saisie de certains documents révélant l’existence d’activités subversives tendant à la déstabilisation du régime en place en Côte d’Ivoire », a indiqué le colonel Mompion.

« En application des accords de coopération policière existant entre nos deux pays, il a été remis pour les suites de l’enquête à une délégation de l’Interpol Côte d’Ivoire venue à cet effet », a poursuivi le colonel Mompion.

Lida Kouassi était ministre de la Défense en septembre 2002, lors du coup d’État manqué des rebelles venus du Nord ivoirien contre Gbagbo. Il s’était fait discret depuis plusieurs années, et n’a pas occupé les avant-postes dans le camp Gbagbo durant la crise de 2010-2011.

(Avec AFP)