Société

Maroc : en route pour Ouarzazate, Solar Impulse fait demi-tour pour cause de vents mauvais

L’avion solaire Solar Impulse, qui effectuait mercredi 13 juin un vol sans carburant entre Rabat et Ouarzazate (sud), a dû faire demi-tour « à cause de vents imprévus », selon le site Internet du projet.

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Mis à jour le 14 juin 2012 à 13:05

L’avion solaire Solar Impulse sur la piste de l’aéroport de Rabat, le 5 juin 2012 au Maroc. © AFP

Les vents défavorables du désert marocains ont stoppé la course d’André Borschberg et de son avion solaire Solar Impulse vers Ouarzazate, dans le sud marocain. Cette liaison avait été annoncée comme étant la plus difficile, elle marque le premier échec de Solar Impulse. Ces « turbulences et vents imprévus » nourrissent aussi les regrets de l’Agence marocaine de l’énergie solaire (Masen), qui voulait profiter l’occasion pour inaugurer la plus grande centrale solaire au monde, ambition du royaume chérifien.

L’avion a dû faire demi-tour à mi-chemin après avoir décollé de l’aéroport de Casablanca, à 100 km de la capitale marocaine, mercredi à 7 heures 07 (GMT). Solar Impulse a atteri à 21 heures 55 (GMT) à Rabat après un vol de près de 15 heures dans des conditions climatiques défavorables en raison de l’atmosphère désertique. Même avant le décollage, le trajet s’annonçait difficile, et même « le plus difficile que l’avion n’ait jamais effectué en raison de la nature aride et chaude du climat ainsi que de la proximité avec le massif montageux de l’Atlas", haut de plus de 3 000 mètres, avait prévenu un communiqué de l’équipe de Solar Impulse  la veille du départ.

Ambition chérifienne

André Borschberg et l’équipe suisse de Solar Impulse devaient participer vendredi à la présentation par les responsables de Masen de la centrale solaire qui symbolise l’ambition chérifienne de développer les capacités d’énergies renouvelables du Maroc grâce à ses côtes maritimes et à son ensoleillement exceptionnel. Le royaume devrait ainsi produire à terme quelque 2 000 MW d’énergies renouvelables, pour moitié éolienne et moitié solaire, réduisant ainsi nettement sa lourde facture pétrolière.

Mais la centrale attendra encore un peu, le temps que « l’équipe travaille sur un nouvel itinéraire », a précisé l’équipe de Solar Impulse. L’avion avait achevé avec succès un premier vol intercontinental au départ de l’Espagne mardi 5 juin, il ambitionne de réaliser un tour du monde en 2014.

(avec AFP)