Politique

Crise au Mali : une délégation d’Ansar Eddine reçue par le médiateur Blaise Comparoé

Une délégation du groupe islamiste Ansar Eddine a été reçue lundi 18 juin à Ouagadougou par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cedeao dans la crise malienne.

Mis à jour le 18 juin 2012 à 19:50

Un combattant du groupe islamiste Ansar Eddine, le 24 avril 2012 près de Tombouctou. © AFP

C’est une première depuis le début de la crise malienne. Une délégation du groupe islamiste Ansar Eddine, qui contrôle avec d’autres mouvements armés le nord du Mali, a été reçue lundi 18 juin à Ouagadougou par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Les six membres de la délégation d’Ansar Eddine, dont ne faisait pas partie le chef du groupe Iyad Ag Ghaly, ont été accueillis au palais présidentiel de Ouagadougou. Le ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé, présent à la réunion, avait déjà eu des discussions dimanche avec les représentants d’Ansar Eddine (« Défenseur de l’islam », en arabe), arrivés vendredi.

Blaise Compaoré avait rencontré le 9 juin une délégation de rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui s’était déclarée « disponible » pour des négociations de paix.

Intervention militaire

Dans la foulée d’un putsch le 22 mars à Bamako, l’immense région désertique du nord du Mali est tombée aux mains du MNLA et surtout d’Ansar Eddine, qui veut imposer la charia (loi islamique) dans tout le Mali, aux côtés de son allié jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

De son côté, la Cedeao prépare l’envoi, en cas d’échec de la négociation, d’une force militaire de près de 3 300 éléments au Mali. Mais le Conseil de sécurité de l’ONU s’est abstenu par deux fois la semaine dernière d’apporter son soutien au projet de force d’intervention au Mali présenté par l’Union africaine et la Cedeao, le jugeant notamment trop imprécis.

(Avec AFP)