Cinéma

RDC – Appel du procès Chebeya : la partie civile demande le jugement du général Numbi

Floribert Chebeya a été retrouvé mort en juin 2010.

Floribert Chebeya a été retrouvé mort en juin 2010. © AFP

Huit policiers congolais accusés de l’assassinat en 2010 du militant des droits de l’homme Floribert Chebeya et de son chauffeur, Fidèle Bazana, sont jugés en appel depuis mardi 19 juin devant la Haute cour militaire à Kinshasa. La partie civile continue de réclamer que le principal suspect, le général John Numbi, soit traduit en justice.

Le procès en appel de l’Affaire Chebeya s’est ouvert mardi 19 juin devant la Haute cour militaire à Kinshasa. Mais en raison de l’étroitesse de la salle d’audience, il doit reprendre le 17 juillet à la prison de Makala de Kinshasa, comme en première instance.

Huit policiers congolais sont rejugés pour association de malfaiteurs, et pour l’enlèvement et l’assassinat en 2010 du militant des droits de l’homme, Floribert Chebeya, 47 ans, directeur de l’ONG Voix des sans-voix (VSV), et de son chauffeur Fidèle Bazana. Seul cinq d’entre eux ont comparu, trois autres étant jugés par contumace car en fuite, comme lors du premier procès.

Lors du premier procès le 23 juin 2011, cinq policiers, dont les trois fuyards et le principal accusé, le colonel Daniel Mukalay, ex-numéro deux des services spéciaux de la police, avaient été condamnés par la cour. Trois autres policiers avaient été acquittés.

"Suspect numéro un"

Mias c’est surtout le cas du général John Numbi, chef de la police au moment des faits, qui fut au cœur des plaidoiries. De fait, les parties civiles le considèrent comme le « suspect numéro un », car c’est après s’être rendu avec son chauffeur à l’Inspection générale de la police à Kinshasa pour un rendez-vous avec le général Numbi, le 1er juin 2010, que Floribert Chebeya avait disparu.

Son corps avait ensuite été retrouvé à moitié dénudé dans sa voiture, sur une route en périphérie de la capitale, les poignets portant des marques de menottes. Mis en cause, Numbi avait affirmé n’avoir « jamais » donné rendez-vous au militant. Il avait été suspendu de ses fonctions, mais jamais inquiété par le tribunal mis en place, qui avait prétexté le fait de ne pas être compétent à statuer sur son cas.

Problème de grade

Mardi, les parties civiles ont à nouveau réclamé qu’il soit traduit devant la Haute cour, seule habilitée à le juger à condition que le tribunal soit présidé par un juge ayant aussi le grade de général, et non de colonel comme actuellement – une faille dénoncée par la partie civile. John Numbi « a comme juge naturel la Haute cour militaire. Il l’a échappé devant la cour militaire mais (…) je crois que cette Haute cour assumera ses responsabilités », a déclaré hors audience Me Charles Bondo, pour les parties civiles.

Le cas du chauffeur de Chebeya, Fidèle Bazana, dont la disparition n’a jamais été élucidée, a également été évoqué. Lors du premier procès en 2011, la cour avait refusé de la requalifier en assassinat, ce que réclament les parties civiles, constituées des familles Chebeya et Bazana, ainsi que de deux ONG dont la VSV.

(Avec AFP)
 

Abonné(e) au magazine papier ? Activez gratuitement votre compte Jeune Afrique Digital pour accéder aux contenus réservés aux abonnés.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte