Energie

Algérie : mandat d’arrêt international contre l’ancien ministre de l’Énergie Chakib Khelil

| Par Jeune Afrique
Chakib Khelil, alors ministre algérien de l’Énergie et des Mines, le 26 avril 2008.

Chakib Khelil, alors ministre algérien de l'Énergie et des Mines, le 26 avril 2008. © AFP

La justice algérienne a lancé des mandats d’arrêt internationaux contre l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines Chakib Khelil, sa femme et ses deux enfants, accusés dans l’affaire de corruption dite « Sonatrach 2 », a annoncé, lundi 12 août, le procureur général de la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati.

La justice algérienne a lancé des mandats d’arrêt internationaux contre l’ancien ministre de l’Énergie et des Mines Chakib Khelil, sa femme et ses deux enfants, accusés dans l’affaire de corruption dite « Sonatrach 2 », a annoncé ce lundi le procureur général de la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati. Des mandats d’arrêt ont été également lancés contre quatre autres personnes dont Farid Bedjaoui, proche de Chakib Khelil, et principal intermédiaire dans l’affaire des pots-de-vin versés par la société italienne Saipem pour obtenir des contrats juteux dans les hydrocarbures en Algérie.

Les noms des trois autres individus poursuivis n’ont pas révélés par M. Zeghmati qui a fait état d’un réseau international de corruption destiné à dilapider l’argent du groupe pétrolier public Sonatrach. Ces mandats d’arrêt ont été lancés il y a deux semaines, a précisé le procureur d’Alger.

Lire aussi :

Algérie : Eni dans la tourmente de Saipem
Algérie : de l’art délicat de diriger Sonatrach
Algérie : quand l’affaire Sonatrach accouche d’une souris

Chakib Khelil serait aux États-Unis

Au total, 22 personnes sont impliquées dans l’affaire Sonatrach 2, qui a éclaté début 2013, après les révélations de la presse italienne sur les pots-de-vin versés par Saipem pour obtenir des marchés en Algérie, selon M. Zeghmati.

Chakib Khelil, ancien homme du pétrole algérien, n’est pas actuellement en Algérie et serait aux États-Unis, avec sa famille. Il était très proche du président Abdelaziz Bouteflika et était considéré comme le véritable patron de Sonatrach. Il avait régné sans partage sur le secteur de l’énergie algérien durant dix ans avant d’être limogé du gouvernement en 2010, suite à l’éclatement d’un premier scandale de corruption à Sonatrach.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3097 ok 600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte