Politique

Égypte : les fils Moubarak jugés pour corruption

Alaa et Gamal Moubarak comparaissent pour délit d’initié et corruption en Bourse, après avoir été acquittés lors d’un premier procès.

Mis à jour le 9 juillet 2012 à 13:34

Alaa et Gamal Moubarak lors de leur premier procès, au Caire. © AFP

C’est la deuxième fois qu’ils prennent place dans le box des accusés. Lundi 9 juillet, les fils du président égyptien déchu Hosni Moubarak étaient jugés pour corruption, après avoir été acquittés par un tribunal lors d’un précédent procès.

Habillés d’uniformes pénitentiaires blancs, Alaa et Gamal Moubarak ont comparu pour délit d’initié et corruption en Bourse avec sept autres accusés. Ils avaient été précédemment jugés pour plusieurs affaires de corruption aux côtés de leur père. Les charges qui pesaient contre eux avaient été levées en raison de l’expiration d’un délai de prescription. Ils avaient toutefois été maintenus en détention en raison de l’enquête dans el cadre du nouveau procès qui s’est ouvert lundi 9 juillet.

Le président Moubarak a été condamné le 2 juin à la prison à vie pour la mort de manifestants durant la révolte qui l’a renversé en 2011. La répression de cette révolte a fait officiellement environ 850 morts. Agé de 84 ans, il était le premier des dirigeants emportés par le « Printemps arabe » à comparaître en personne devant un juge. Six anciens hauts responsables de la police ont été acquittés.

Gamal, 48 ans, était à la tête du puissant comité politique du parti au pouvoir sous le régime Moubarak. Il était notamment pressenti pour succéder à son père, alimentant la colère populaire à l’origine de la révolution qui a renversé Hosni Moubarak en janvier-février 2011. Alaa, l’aîné, se tenait à l’écart de la politique mais avait, selon des rumeurs, amassé une fortune grâce aux réseaux de son père.

L’Assemblée du peuple convoquée mardi

D’après l’agence de presse officielle Mena, le président de l’Assemblée du peuple  a convoqué une session mardi, au lendemain de la décision du chef de l’Etat, Mohamed Morsi, de rétablir la chambre dissoute à la mi-juin. Saad al-Katatni, issu des Frères musulmans, comme le nouveau président égyptien, « a invité la chambre à se réunir mardi à 14h00 locales (12h00 GMT) », a précisé l’agence de presse.

L’appel de Saad al-Katatni intervient après la décision prise dimanche par Mohamed Morsi de rétablir le Parlement dominé par les islamistes, trois semaines après sa dissolution qui avait permis aux militaires de reprendre le pouvoir législatif en Egypte.

Mohamed Morsi, officiellement investi le 30 juin, est le premier président civil d’Egypte. Il appartient à la confrérie des Frères musulmans, principaux rivaux historiques des militaires qui dominent le système égyptien depuis la chute de la monarchie en 1952.

(Avec AFP)