Politique

RDC – Rwanda : Kagamé et Kabila d’accord sur le principe d’une force internationale neutre au Nord-Kivu

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Mis à jour le 16 juillet 2012 à 10:24

En marge du sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, les chefs d’État rwandais et congolais, Paul Kagamé et Joseph Kabila, se sont mis d’accord pour la création d’une force internationale neutre au Nord-Kivu. Objectif : lutter aussi bien contre le M23 que contre les FDLR.

Si rien n’est encore fait, le « principe » de la mise en place d’une force internationale neutre au Nord-Kivu pour « éradiquer » les rébellions actives dans cette région a été approuvé, à la fois par la RDC et par le Rwanda, dimanche 15 juillet. Cette avancée a été annoncée par Paul Kagamé en pesonne, au sortir d’une réunion des onze chefs d’État de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), qui se tenait à Addis Abeba en marge du sommet de l’Union africaine (UA) qui a vu la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma être élue au poste de présidente de la Commission de l’organisation, au détriment du sortant, le Gabonais Jean Ping.

« Nous avons accepté le principe de demander à d’autres de nous aider, mais les détails (…) seront pour plus tard », a déclaré Paul Kagamé. Peu avant le sommet, le président rwandais et son homologue congolais Joseph Kabila se sont entretenus en tête-à-tête, a expliqué Dorine Nininahazwe, porte-parole de la CIRGL. Un entretien – le premier entre les deux hommes depuis l’éclatement en avril dernier d’une nouvelle mutinerie-rébellion au Nord-Kivu – dont le contenu est resté secret.

"Foces négatives"

Reste que les chefs d’Étatse sont mis d’accord sur l’adoption d’un document par le CIRGL, qui demande aux États membres de cette organisation régionale de « travailler avec l’UA et l’ONU pour la mise en place immédiate d’une force internationale neutre pour éradiquer le M23, les FDLR et toutes autres forces négatives dans la région des Grands Lacs ».

De fait, les autorités de RDC, s’appuient sur un rapport de l’ONU pour accuser le Rwanda de soutenir les mutins du Mouvement du 23 mars (M23, issu d’une précédent rébellion tutsie congolaise), ce que Kigali dément. Tout en accusant Kinshasa de soutenir les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), une rébellion hutue rwandaise opposée au régime de Paul Kagame et active dans l’est de la RDC.

(Avec AFP)