Droits de l’homme

Ben Barka : le 29 octobre, bientôt « Jour du disparu » au Maroc ?

L'opposant marocain en janvier 1959 à Casablanca. © AFP

En souvenir de l'enlèvement de Mehdi Ben Barka à Paris, en 1965, des membres de l’opposition marocaine veulent faire du 29 octobre un "Jour du disparu" en hommage aux "victimes" des "années de plombs" du règne de Hassan II. La demande pourrait bientôt être transmise au gouvernement

Le 29 octobre 1965, Mehdi Ben Barka disparaissait à Paris. Quarante-sept ans après, sa mort n’a toujours pas été élucidée. Des responsables de l’opposition au Maroc souhaitent faire de cette date un « Jour du disparu » afin de rendre hommage aux « victimes » des « années de plomb », période (1960-1990) marquée par des violations des droits de l’Homme.

« J’ai formulé ce vœu dans une déclaration lundi au Parlement », a déclaré, jeudi 1er novembre, Abdellatif Wahbi, chef du groupe parlementaire du Parti authenticité et modernité (PAM, opposition). « La célébration du "Jour du disparu", si elle est retenue, se ferait quelles que soient les croyances et les opinions politiques des victimes », a-t-il noté. « Après l’expérience réussie de l’Instance équité et réconciliation (IER), (…), cette célébration ne ferait que renforcer notre marche démocratique ».

Mémoire et indemnisations

Le processus de « réconciliation » a été réalisé sous les auspices du roi Mohammed VI, qui a mis en place l’IER en 2004. Depuis, plusieurs victimes des « années de plomb » du règne de Hassan II ont été indemnisées à l’issue du travail méritoire de cette instance.

Khadija Rouissi, député du PAM, dont le frère Abdelhak Rouissi est porté disparu depuis 1964, a confirmé que des responsables de son parti allaient proposer au bureau politique « d’examiner cette demande ». Si le bureau politique du PAM l’approuve, elle sera ensuite « transmise au gouvernement », a-t-elle ajouté.

L’instauration d’un "jour du disparu" a également été appuyée par Mehdi Mezouari, député de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), lundi au Parlement. Une scession parlementaire marquée, selon le quotidien de l’USFP, Libération, par une minute de silence en mémoire des disparus. Une première.

(Avec AFP)
 

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