Politique

RDC : accusé de trafic d’armes, le général Amisi est suspendu de ses fonctions

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Le général Gabriel Amisi, le 20 décembre 2004 dans la Province du Nord-Kivu à Kanyabayonga.

Le général Gabriel Amisi, le 20 décembre 2004 dans la Province du Nord-Kivu à Kanyabayonga. © AFP

Le général Gabriel Amisi, chef d’état-major de l’armée de terre de la République démocratique du Congo (RDC), a été suspendu de ses fonctions, jeudi 22 novembre, par le gouvernement congolais. Un rapport de l’ONU l’accuse d’être impliqué dans un trafic d’armes.

La mesure est provisoire mais elle fait désordre dans l’armée congolaise. Jeudi, le général Amisi, chef d’état-major de l’armée de terre, a été suspendu de ses fonctions par le gouvernement congolais, après la publication d’un rapport de l’ONU l’accusant d’être impliqué dans un trafic d’armes destinées à divers groupes armés.

Le président congolais Joseph Kabila, qui a ordonné la suspension provisoire du général Amisi, a ordonné au gouvernement de mener une « enquête approfondie afin de déterminer les responsabilités dans ce trafic illégal et criminel », a déclaré le porte-parole du gouvernement Lambert Mende.

La suspension du patron des forces terrestres congolaises intervient alors que l’armée a subi un sérieux revers en échouant à repousser les rebelles du M23 qui ont pris sans résistance, mardi, la ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu dans l’est du pays.

300 AK 47

Selon le rapport des experts des Nations unies sur la RDC, cité par M. Mende, « les forces armées congolaises continuent d’être la proie de réseaux criminels qui permettent aux officiers supérieurs de s’enrichir par l’emprise sur les ressources naturelles et la contrebande, notamment le trafic d’ivoire mené par les groupes armés » actifs dans l’est du pays.

Toujours selon le porte-parole, le général Amisi « contrôlait un réseau de distribution de munitions de chasse à des braconniers et des groupes armés ».

Le chef de la force terrestre est soupçonné d’avoir fourni 300 fusils d’assaut AK47 au groupe armée « Nuyatura », mis en cause récemment dans l’assassinat de plusieurs centaines de civils, selon M. Mende. D’autres officiers de grade inférieurs sont également cités dans le rapport des experts de l’ONU, a-t-il ajouté.

D’après le porte-parole du gouvernement congolais, le trafic d’armes « se déploie jusqu’au Congo Brazzaville où les munitions sont achetées avant d’être acheminées clandestinement jusqu’à Kinshasa puis transportées à l’est, notamment par des membres de la famille du général Amisi ».

(Avec AFP)

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