Politique

Mali : une délégation du MNLA a rencontré Goodluck Jonathan

| Par Jeune Afrique
Des combattants touaregs, près de Ménaka.

Des combattants touaregs, près de Ménaka. © AFP

Une délégation du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a été reçue à Abuja, vendredi 14 décembre, par le président nigérian Goodluck Jonathan, a appris Jeune Afrique auprès de représentants de l’organisation touarègue.

Il s’agit d’une victoire diplomatique pour le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) : le 14 décembre à Abuja, le secrétaire général du mouvement, Bilal Ag Achérif, accompagné d’une petite délégation, a rencontré le président nigérian Goodluck Jonathan, deux jours après avoir échangé, dans la plus grande discrétion, avec de « hauts fonctionnaires des ministères de la Défense et des Affaires étrangères » du Nigeria.

« Le président Jonathan est médiateur conjoint de la Cedeao [Communauté économique des états d’Afrique de l’ouest, ndlr] dans la crise qui nous oppose au Mali. Il était donc important de le rencontrer afin de lui exposer notre point de vue sur la situation», explique le porte-parole des indépendantistes touaregs, Moussa Ag Assarid.

Les échanges avec le chef de l’État nigérian ont donc porté sur les discussions amorcées à Ouagadougou avec les islamistes touaregs d’Ansar Dine d’une part et les autorités maliennes de l’autre. Mais la visite visait aussi et surtout à demander le soutien – « logistique ou autre » – que pourrait apporter le Nigeria aux indépendantistes touaregs. Ceux-ci tentent, depuis le mois de mars, de se poser en rempart contre les jihadistes dans le nord du Mali et soutiennent avoir intercepté dans la région des membres de Boko Haram qui tentaient de rejoindre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

L’inquiétude nigériane d’un lien entre Boko Haram et Aqmi

La secte islamique Boko Haram qui sévit au nord du Nigéria, est l’une des principales préoccupations des autorités. Et selon des sources sécuritaires ouest-africaines et occidentales, certains de ses éléments auraient déjà fait jonction avec Aqmi, qui a pris ses quartiers à Tombouctou.

Le 14 décembre au soir, Bilal Ag Achérif et sa délégation se sont ensuite rendus au Tchad, où ils ont rencontré le secrétaire général de la présidence, ainsi que le ministre des Affaires étrangères. Prochain arrêt : Alger, où le leader des indépendantistes espère pouvoir rencontrer, là aussi, décideurs politiques et responsables sécuritaires.

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