Politique

À « la reconquête totale » du pays, les forces françaises et maliennes entrent dans Diabali

| Par
Un avion de l’armée française sur la base 101 près de Bamako, le 20 janvier 2013.

Un avion de l'armée française sur la base 101 près de Bamako, le 20 janvier 2013. © AFP

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a affirmé, dimanche 20 janvier, que « l’objectif » de Paris était « la reconquête totale » du Mali. Sur le terrain, les forces françaises et maliennes poursuivent leur déploiement et sont entrées, lundi, dans la localité de Diabali sans rencontrer de résistance.

Mis à jour à 11h16.

Au onzième jour de l’opération Serval, dimanche 20 janvier, le ministre français de la Défense est revenu sur les objectifs de l’engagement de la France au Mali. Jean-Yves Le Drian a affirmé que ceux-ci étaient de « quatre ordres. (…) Il s’agit d’abord d’empêcher la progression des groupes terroristes (…) soit par des frappes aériennes (…) soit par des appuis au sol des forces maliennes », a-t-il expliqué sur la chaîne de télévision France 5.

« La deuxième mission consiste essentiellement pour les forces aériennes à frapper les bases arrière des terroristes. Cela a été le cas dans la région de Gao, dans la région de Tombouctou pour éviter que les groupes reviennent et se ressourcent », a poursuivi le ministre.

« La troisième mission est d’assurer la sécurité de Bamako, celles des institutions, de la population et de nos ressortissants », a-t-il ajouté. Enfin, « la dernière (…) est de préparer, aider les forces maliennes à se structurer et s’organiser et que la Misma puisse s’organiser pour aboutir à la reconquête totale du Mali. (…) S’il est nécessaire, les forces africaines pourront faire appel en soutien aux forces françaises quand elles arriveront à Tombouctou », a-t-il précisé.

Déploiement en cours

« Les forces françaises ont ces quatre missions à remplir en même temps et je dois dire qu’en ce moment elles les remplissent plutôt bien », s’est félicité Le Drian. « L’objectif, c’est la reconquête totale du Mali. On ne va pas laisser des poches de résistance », a-t-il poursuivi, alors que l’armée française poursuivait son déploiement sur le territoire malien.

« Le déploiement vers le Nord des forces de l’opération Serval, entamé il y a 24 heures, est en cours, vers les villes de Niono et de Sévaré (630 km au nord-est de Bamako), où elles sont arrivées », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Emmanuel Dosseur, conseiller communication de l’armée française au Mali.

Niono (350 km au nord-est de Bamako) se situe à 60 kilomètres au sud de Diabali, localité prise il y a une semaine par les islamistes qui, selon l’armée malienne, l’ont abandonnée après des bombardements français. « L’évolution de Diabali va être positive dans les heures qui viennent », a indiqué le ministre, qui s’exprimait dimanche à 17 heures 30 GMT.

Situation peu claire

De fait, une trentaine de véhicules blindés dans laquelle se trouvaient quelque 200 soldats maliens et français (du 21e Régiment d’infanterie de marine (RIMa) et des parachutistes) est entrée dans la ville lundi matin vers 9 heures (locales et GMT), sans rencontrer de résistance, selon le journaliste de l’AFP qui accompagnait les militaires. L’entrée de la colonne, qui était partie à l’aube de Niono, avait été précédée par des vols de reconnaissance d’hélicoptères légers Gazelle de l’armée française. Des habitants sont sortis de leur domicile pour saluer l’arrivée des soldats.

La situation à Diabali, située à l’ouest du Mali, à 400 km au nord-est de Bamako, restait cependant incertaine. Un officier français positionné à Niono avait indiqué qu’elle n’« était pas très claire » mais que « a priori les combattants rebelles avaient quitté la ville ».

« Diabali, il y a encore deux jours, était devenue le pôle de renforcement de l’ensemble d’un groupe terroriste important, Aqmi, concentré là avec beaucoup de pick-up, qui sont des automitrailleuses et qui ne sont plus aussi visibles du fait des interventions que nous avons faites », avait affirmé Le Drian dimanche.

(Avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3101_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer