Le Ghana et le Burkina Faso ont déjà deux points communs : ils ont terminé chacun premier de leur groupe, évitant l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire en quarts de finale, et ils ont obtenu leur qualification pour les demi-finales sans briller outre-mesure, face au Cap Vert pour les Blacks Stars (2-0, le 2 février), et face au Togo (1-0 après prolongation) pour les Étalons.
« Le Burkina a joué vingt-quatre heures plus tard, avec trente minutes de plus dans les jambes », note Robert Nouzaret, l’ancien sélectionneur de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et de la RDC. « Et à ce niveau de compétition, cela compte. » Quand Pierre Lechantre fait du Nigeria son favori pour le sacre du Soccer City de Johannesburg, dimanche 11 février, Nouzaret admet avoir un faible pour l’autre cador anglophone encore en vie.
Justifier son rang
« Le Ghana, de tous les favoris, est le seul à justifier son rang. Il gagne, parfois sans vraiment convaincre, mais il gagne. C’est loin d’être parfait, la défense est parfois mise en danger, mais il a un effectif de qualité, et les absences des frères Ayew (Jordan et André), que le sélectionneur n’a pas retenus, ne sont finalement pas si préjudiciables. »
Celle d’Alain Traoré, qui s’est blessé lors du premier tour et qui est définitivement forfait pour la suite du tournoi, n’a pas non plus empêché les Étalons de battre le Togo (1-0) dimanche, à l’issue d’une rencontre très médiocre. « Le Burkina peut-être la surprise du tournoi », prévient Nouzaret. « Il a bien surmonté jusqu’à maintenant l’absence d’Alain Traoré, son meilleur joueur. Paul Put, le sélectionneur belge, fait du bon travail. L’équipe n’est pas très spectaculaire, mais elle est bien organisée. Et elle peut contrarier le Ghana… »