Politique

Tunisie : le meurtrier présumé de Chokri Belaïd aurait été identifié mais serait en fuite

Mis à jour le 26 février 2013 à 15:03

D’après le Premier ministre, Ali Laarayedh, le meurtrier présumé de l’opposant tunisien Chokri Belaïd a été identifié mais reste en fuite. Quatre personnes soupçonnées d’être ses complices, qui appartiendraient à la « mouvance salafiste », ont par ailleurs été arrêtées.

Le 6 février 2013, vers 7h30 du matin, l’opposant tunisien Chokri Belaïd est assassiné par balles à bout portant alors qu’il sort de son domicile à Tunis. Vingt jours plus tard, mardi 26 février, le ministre de l’Intérieur Ali Laarayedh annonce en conférence de presse que l’assassin présumé du secrétaire général d’Al Watad a été identifié mais qu’il est toujours en fuite. Quatre personnes soupçonnées d’être ses complices, proches de la mouvance salafiste, ont en outre été arrêtées.

« Le tueur a été identifié et il est pourchassé, a déclaré Ali Laarayedh. Les quatre autres suspects ont été arrêtés. Ils appartiennent à un courant religieux radical », a-t-il ajouté, évoquant « ce qu’on appelle la mouvance salafiste ».

>> Lire aussi "Assassinat de Chokri Belaïd : l’électrochoc"

Selon Ali Laarayedh, qui est appelé à former le prochain gouvernement tunisien, les quatre personnes soupçonnées de complicité « ont surveillé la victime pendant quelques temps et le jour du crime, l’un des suspects a avoué avoir accompagné le tueur ».

Laxisme

Le ministre de l’Intérieur a fait ces annonces après que plusieurs sources policières ont indiqué lundi à des médias tunisiens et à l’AFP que le meurtrier présumé et l’homme soupçonné d’avoir permis sa fuite à moto avaient été arrêtés, précisant qu’ils appartenaient à la mouvance salafiste.

Il s’est refusé de donner des informations sur l’éventuel commanditaire de l’assassinat.

La mouvance salafiste jihadiste est, selon les autorités, responsable de nombreux coups d’éclats en Tunisie, comme l’attaque en septembre de l’ambassade des États-Unis, ayant fait quatre morts parmi les assaillants. Le parti islamiste au pouvoir, Ennahdha, auquel appartient Ali Laarayedh, est taxé de laxisme voire de complaisance à l’égard de cette mouvance rigoriste de l’islam sunnite.

(Avec AFP)