Politique

Idriss Déby estime que des soldats tchadiens ont tué Abou Zeid

Abou Zeid, l'émir d'Aqmi. © AFP

Le président tchadien Idriss Déby Itno a affirmé, vendredi 1er mars, que des soldats tchadiens ont tué l'émir d'Al Qaïda au Maghreb islamique, Abou Zeid. Les autorités françaises et algériennes n'ont pour le moment pas confirmé l'information mais des tests ADN seraient en cours afin de vérifier l'identité d'un corps qui pourrait être celui du chef jihadiste.

Vendredi 1er mars, après une cérémonie funéraire en l’honneur de 26 militaires tchadiens tombés au Mali, le président Idriss Déby Itno a déclaré, à N’Djaména, qu’Abou Zeid, émir d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avait été tué par les soldats tchadiens lors de combats avec les groupes islamistes armés dans l’Adrar des Ifoghas, à l’extrême nord du Mali.

Jusqu’à présent, seules des frappes aériennes françaises avaient été évoquées comme étant à l’origine de la mort – encore non confirmée – du terroriste algérien. Face à des représentants de l’opposition et en présence de journalistes, le président tchadien a, lui, affirmé qu’Abou Zeid avait été abattu, avec un autre responsable d’Aqmi, lors d’une offensive menée, le 22 février, par un contingent tchadien contre des jihadistes dans le massif des Ifoghas.

Tests ADN

Un peu plus tôt dans la journée de vendredi, le quotidien algérien El Khabar rapportait pour sa part que des tests ADN avaient été pratiqués en Algérie sur deux membres de la famille d’Abou Zeid, afin de confirmer l’identité d’un corps qui pourrait être celui du chef d’Aqmi. « Les services de sécurité sont en train de comparer l’ADN de deux proches parents d’Abou Zeid avec des échantillons prélevés sur les restes d’un corps remis par les forces françaises » aux autorités algériennes, précise El Khabar.

De leur côté, les autorités françaises refusent toujours de confirmer l’éventuel décès d’Abou Zeid. « Des informations circulent, je n’ai pas à les confirmer parce que nous devons aller jusqu’au bout de l’opération », a déclaré à la mi-journée le président François Hollande, qui évoquait dans un discours l’opération militaire au Mali, entrée « sans doute » dans sa dernière phase, « sûrement la plus délicate ».

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Benjamin Roger

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