Politique

Tchad : Idriss Déby Itno confirme la mort d’Abou Zeid et de Mokhtar Belmokhtar

Le président tchadien Idriss Deby, le 27 février 2013 à Yamoussoukro. © AFP/Issouf Sanogo

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a réaffirmé, lundi 4 mars, que les deux chefs islamistes Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar avaient été tués "lors des affrontements qui ont eu lieu le 22 février et 2 mars" dans le nord du Mali. Alger, Paris et Bamako refusent, quant à eux, de confirmer ou d'infirmer leur mort.

Malgré les doutes français, Idriss Déby Itno persiste et signe : « Deux des chefs terroristes – Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar – qui écument le Nord Mali ont trouvé la mort lors des affrontements qui ont eu lieu le 22 février et 2 mars (…) au Nord Mali, entre les forces armées tchadiennes et les islamistes », a déclaré le président tchadien dans un discours retransmis en partie à la télévision, lundi 4 mars au soir.

« C’est par respect des principes de l’islam que les dépouilles de ces deux terroristes n’ont pu être exposées. C’est sur cette base que je peux répondre au ministre français de la Défense (Jean-Yves Le Drian, ndlr) qui souhaiterait avoir des preuves », a-t-il poursuivi, selon la traduction de la télévision, puisqu’il s’exprimait en arabe.

Lundi soir, Radio France Internationale (RFI) et la chaîne Al Jazeera ont publié une photo qui, présentée comme celle du cadavre de Mokhtar Belmokhtar, aurait déterminé les autorités tchadiennes à annoncer la mort au combat du chef islamiste.

"Je n’ai pas de preuve de la mort"

Les morts d’Abou Zeid et de Belmokhtar dit « Le Borgne », tous deux Algériens, avaient déjà été annoncées par le Tchad en fin de semaine dernière. Le ministre algérien de l’Intérieur, Dahou Ould Kablia, a refusé de confirmer ou d’infirmer leur mort, estimant que c’était à la France et au Mali de le faire. Jean-Yves Le Drian, a assuré de son côté lundi soir ne pas avoir de « preuve de la mort » des chefs islamistes, Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar. « Je n’ai pas de preuve de la mort » de ces deux hommes, a déclaré le ministre français à la télévision française. « Je ne vous dirai pas que l’un et l’autre sont morts car je ne le sais pas », a-t-il insisté Le Drian.

Un homme se disant membre d’Aqmi avait auparavant déclaré qu’Abou Zeid était mort mais il avait démenti le décès de Mokhtar Belmokhtar, selon l’agence mauritanienne d’informations en ligne Sahara Médias (privée). Abou Zeid a été tué « par un bombardement aérien français dans les montagnes » des Ifoghas (nord-est du Mali) « et non par les Tchadiens » qui étaient « à plus de 80 kilomètres » lors du bombardement, a affirmé ce jihadiste qui a l’habitude d’écrire pour des sites jihadistes, selon Sahara Médias.

Mokhtar Belmokhtar « est bien vivant », avait-ill poursuivi, « pour la simple raison qu’il se trouve dans la région de Gao (dans le nord du Mali, mais plus au sud du massif des Ifoghas) où il mène les combats contre l’ennemi ». Selon lui, Belmokhtar va publier « une déclaration dans un proche avenir pour démentir les allégations mensongères du président tchadien renégat ».

Aucun démenti officiel n’a cependant été communiqué, ni par Aqmi, ni par les « Signataires par le sang », la katiba de Belmokhtar.

(Avec AFP)
 

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