Société

Burundi : libération du journaliste Hassan Ruvakuki

Mis à jour le 6 mars 2013 à 16:49

Emprisonné depuis le mois de novembre 2011 au Burundi, un journaliste de Radio France internationale (RFI) a été libéré mercredi 6 mars. Hassan Ruvakuki était accusé de complicité avec un mouvement rebelle.

Emprisonné à la prison de Murumvya (centre du Burundi), Hassan Ruvakuki, 37 ans a été libéré « pour raison de santé », a indiqué son avocat, Me Fabien Segatwa.
Ce dernier a également émis l’espoir que cette décision du procureur « conduise rapidement à une reconnaissance de son innocence et à ce qu’il reste définitivement libre ».

En juin 2012, le journaliste burundais avait été condamné en première instance à la prison à perpétuité pour « terrorisme ». Une peine qui avait été réduite à 3 ans d’emprisonnement le 8 janvier dernier, la Cour d’appel ayant requalifié les faits en « participation à une association formée dans le but d’attenter aux personnes et propriétés ».

"Je suis innocent"

Le correspondant du service en swahili de RFI, est accusé d’être impliqué dans une attaque lancée par une nouvelle rébellion dans l’est du Burundi depuis la Tanzanie. Le journaliste a toujours affirmé avoir suivi les activités de cette rébellion dans le cadre de son métier.

« Mes pensées vont à ma femme et à ma petite fille de un an et deux mois, qui est née alors que j’étais en prison pour rien. Je suis, je le dis encore une fois, innocent », a déclaré M. Ru-vakuki à ses collègues à sa sortie.

En 2010, l’opposition avait boycotté les dernières élections. Le Burundi avait alors été frappé par une vague de violences et l’émergence de nouveaux groupes rebelles.

Depuis les années 1970, le Burundi a été meurtri par une série de massacres inter-ethniques et une longue guerre civile qui n’a pris fin qu’en 2006.

(Avec AFP)