Politique

RDC : la CPI réclame le transfert « immédiat » de Bosco Ntaganda

Le général rebelle congolais Bosco Ntaganda au milieu de ses hommes. © AFP

La reddition à l’ambassade des États-Unis du Rwanda du général rebelle congolais Bosco Ntaganda, lundi 18 mars, a surpris tout le monde. La Cour pénale internationale (CPI) demande désormais son transfert  "immédiat" à La Haye, afin de pouvoir le juger.

Surnommé « Terminator », le général rebelle Bosco Ntaganda est recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre en République démocratique du Congo (RDC) en 2002 et 2003. Sa reddition est « une grande nouvelle pour le peuple de RDC qui a souffert des crimes d’un fugitif », a indiqué le bureau du procureur de la CPI dans un courriel à l’AFP. « Nous contacterons les autorités compétentes dans la région afin de faciliter son transfert immédiat », a ajouté le bureau du procureur. Les autorités rwandaises et américaines ont annoncé lundi que M. Ntaganda s’était rendu à l’ambassade américaine à Kigali et avait spécifiquement demandé à être transféré à la CPI.

Réputé sans pitié, il a « planifié et commandé de nombreuses attaques militaires coordonnées contre les populations Lendu et autre tribus non-Hema » dans le but de les exclure du territoire de l’Ituri et de les « éliminer », selon le procureur de la CPI, cité dans le mandat d’arrêt délivré contre M. Ntaganda. Son modus operandi consistait à encercler un village et à le bombarder à l’artillerie lourde avant de l’attaquer. Il tuait ensuite « ceux perçus comme des ennemis » à l’aide de machettes, armes à feu et couteaux, pillait puis brûlait le village en question avant d’enlever les femmes pour les violer, selon le document.

"Tournant décisif"

La fédération d’ONG Société civile du Nord-Kivu (est de la RDC) a estimé que le transfert de Bosco Ntaganda à la CPI serait un « tournant décisif vers la paix, la sécurité et honorera les victimes de crimes perpétrés par Ntaganda, des victimes toujours en attente d’une justice et d’un signal fort dans la lutte contre l’impunité ».

Pour sa part, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a qualifié sur Twitter la reddition de M. Ntaganda de « grand moment pour les victimes du conflit en RDC » et appelé à un transfert « rapide » vers la CPI. En novembre, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda avait estimé que Bosco Ntaganda était l’un des « principaux instigateurs de l’instabilité qui prévaut sur l’ensemble de la région des Grands Lacs » depuis de longues années.

(Avec AFP)
 

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