Politique

Terrorisme : Paris cherche à vérifier la mort de l’otage Philippe Verdon

Le doute plane sur le sort de Philippe Verdon, otage français enlevé au Mali. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) affirme l’avoir exécuté. Les autorités françaises cherchent à vérifier l’information.

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Mis à jour le 20 mars 2013 à 16:44

De g. à dr. : Jean-Yves Le Drian, Jean-Marc Ayrault et l’amiral Édouard Guillaud. © AFP

Un nouveau conseil restreint de défense à l’Elysée a été formé par François Hollande, mercredi 20 mars. Cette réunion survient au lendemain de l’annonce par Aqmi de l’exécution de Philippe Verdon.

>> Aqmi affirme avoir exécuté un otage français

Dans la nuit de mardi à mercredi, un homme présenté comme le porte-parole du groupe terroriste a déclaré à l’Agence Nouakchott information (ANI) que l’otage français, qualifié d’« espion », avait été exécuté « le 10 mars en réponse à l’intervention de la France dans le nord du Mali ». « Le président français Hollande est responsable de la vie des autres otages français », a-t-il menacé.

Vincent Floreani, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, a indiqué que les vérifications entamées dans la nuit continuaient mercredi matin.

"Un signal de vie" d’Aqmi

Pour le directeur d’ANI, Mohamed Mahmoud Ould Abou Al-Maali, spécialiste des questions liées à Aqmi, « l’annonce de l’exécution de l’otage français est plutôt un signal de vie de l’organisation, qui a perdu contact avec le monde extérieur depuis le déclenchement de la guerre ». « Ils ont choisi une personnalité connue, Al-Qairawani » un porte-parole d’Aqmi, « récemment donné pour mort, tant pour démentir sa disparition que pour signifier que leur force de nuisance continue d’exister », a-t-il ajouté.

(avec AFP)