Politique

Tchad : l’UFR de Timan Erdimi veut reprendre la lutte armée contre Idriss Déby Itno

Timan Erdimi, président l'Union des forces de la résistance (UFR).

Timan Erdimi, président l'Union des forces de la résistance (UFR). © AFP

Réfugié à Doha, au Qatar, le leader de la coalition rebelle de l’Union des forces de résistance (UFR), Timan Erdimi, a affirmé, jeudi 21 mars, vouloir reprendre les armes contre le régime du président Idriss Déby Itno.

« Nous avons décidé de reprendre la lutte. C’est une lutte armée, bien sûr ». C’est depuis Doha, où il est réfugié, que Timan Erdimi, leader de l’Union des forces de résistance (UFR) a affirmé, jeudi 21 mars, que son mouvement rebelle allait reprendre la lutte armée.

« Mon déplacement au Tchad sur le terrain n’est pas indispensable. L’état-major est déjà sur place dans la zone de la frontière entre le Tchad et le Soudan. Des éléments commencent à arriver de partout », a-t-il précisé.

En mai 2009, l’attaque lancée par l’UFR à partir du Soudan s’était soldée par une défaite cuisante. Les rebelles avaient déposé les armes après les accords de paix entre le Tchad et le Soudan de 2009. « Quand il y a eu l’accord avec le Soudan, il devait y avoir des pourparlers avec nous mais ça fait deux ans et huit mois que nous sommes à Doha et on ne voit rien venir », a-t-il ajouté. Le président Idriss Déby Itno « a cru que parce qu’il y avait l’accord (avec le Soudan), il pouvait ne rien faire. On n’a jamais eu confiance dans Déby. On n’a pas donné toutes nos armes, on en avait caché. Bien sûr, on n’est pas à 100% mais on en récupérera sur le terrain comme d’habitude (dans de précédentes attaques) », a-t-il poursuivi.

Ancien proche du président tchadien dont il est un neveu, Erdimi est l’un des leaders ayant mené diverses attaques contre N’Djaména, dont celle de 2008 qui avait échoué devant le palais présidentiel. Ancien leader du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), une des principales rébellions, il avait été élu en 2009 à la tête de l’UFR.

Divisions

Alliance de mouvements « politico-militaires », l’UFR a toujours été minée par des divisions. En 2009, l’autre grande figure rebelle, Mahamat Nouri, s’était retiré de l’UFR pour créer l’Alliance nationale pour le changement et la démocratie (ANCD). Erdimi a assuré que l’UFR avait enregistré le ralliement de nombreux groupes et a promis : « la porte est ouverte à tout le monde (…) Nouri peut venir ».

Actuellement, quelque 2 000 soldats tchadiens sont engagés dans la guerre au Mali. À ce sujet, Erdimi a précisé: « Nous sommes contre le terrorisme. Nous ne sommes pas contre l’intervention au Mali. Quand Deby sera renvoyé, on pourra continuer à intervenir au Mali ».

(Avec AFP)
 

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