Politique

RDC : Kinshasa affirme avoir déjoué un complot contre Joseph Kabila

Mis à jour le 22 mars 2013 à 14:40

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a affirmé, vendredi 22 mars, avoir déjoué un complot contre le président Joseph Kabila au début de février. Deux personnes en possession d’armes ont été arrêtées.

Les deux suspects, soupçonnés d’avoir monté un complot contre le président congolais Joseph Kabila, sont Kanku Mukandi, un ressortissant belge originaire de la RDC et Isidore Madimba Mongombe, un ancien policier. Ils ont été présentés à la presse vendredi, à Kinshasa, en présence du ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez.

Kanku Mukandi, médecin vivant à Hoeilaart en Belgique, serait le fondateur d’un mouvement appelé « Mouvement debout congolais » (MDC). Il aurait effectué plusieurs voyages en RDC dans le but de créer un réseau pour « renverser par les armes les institutions légalement établies », a affirmé Richard Muyej Mangez.

Lance-roquette

Toujours selon le ministre de l’Intérieur, Kanku Mukandi aurait tenu plusieurs réunions en Belgique avec des congolais installés dans ce pays mais aussi en France et en Allemagne afin de « renverser les institutions de la République en procédant à l’élimination physique du chef de l’État ». Il aurait également bénéficié de « l’appui » d’un député belge.

Cinq armes automatiques, un lance-roquette et des munitions saisis dans un hôtel de Kinshasa ont également été montrés aux journalistes. Les deux suspects vont être déférés à la justice pour « espionnage, complot contre la vie du chef de l’État, participation à un mouvement insurrectionnel et détention d’armes de guerre ». Ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés, a encore affirmé le ministre de l’Intérieur.

(Avec AFP)