Politique

Tunisie : Imed Daïmi, nouveau chef du parti du président Marzouki

Imed Daïmi doit essayer d'apaiser le CPR, confronté à de multiples démissions. © DR

Imed Daïmi, chef de cabinet du président tunisien Moncef Marzouki, a été nommé, dimanche 31 mars, à la tête du Congrès pour la République (CPR). Une arrivée qui intervient après que ce parti laïc, allié aux islamistes d'Ennahdha, a été confronté à une nouvelle vague de démission.

C’est dans un bref communiqué que le CPR, a annoncé la désignation à sa tête d’Imed Daïmi, à l’issue d’un conseil de la direction de ce parti laïc, allié aux islamistes d’Ennahdha.

Son prédécesseur, Mohamed Abbou, avait démissionné mi-mars du poste de secrétaire général qu’il occupait depuis dix mois, à la suite d’un conflit avec le bureau politique du parti. Avant lui, Abderraouf Ayadi avait été lui aussi démis de la tête du mouvement.

Aux élections d’octobre 2011, le CPR de Moncef Marzouki, interdit sous le régime déchu de Zine el-Abidine Ben Ali, était arrivé deuxième, obtenant 29 députés à l’Assemblée nationale Constituante (ANC). Il appartient à la coalition au pouvoir en Tunisie dirigée par Ennahdha, vainqueur du scrutin, et un autre parti laïc de centre-gauche, Ettakatol.

Scissions

Après des scissions et des vagues de démissions, le parti du chef de l’État ne compte plus qu’une douzaine de députés. Les démissionnaires siègent désormais en tant qu’indépendants ou ont rejoint le Wafa, une formation dissidente.

Le CPR entretien par ailleurs des relations difficiles avec Ennahdha, alternant soutien sans faille et menaces de faire imploser la coalition au pouvoir.

(Avec AFP)
 

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