Politique

RDC : le M23 fustige la création d’une brigade d’intervention de l’ONU dans l’Est

Sultan Makenga (g) et Bertrand Bisimwa (d), le 7 mars 2013 à Bunagana, en RDC. © Isaac Kasamani/AFP/Archives

Le M23 de Sultani Makenga et Bertrand Bisimwa a dénoncé la création d'une brigade de l'ONU chargée de lutter contre les groupes armés dans l'est de la RDC. Mais il ne remet pas en cause le processus de pourparlers engagé à Kampala.

Le renforcement de la Monusco, décidé par le Conseil de sécurité de l’ONU le 28 mars, ne passe pas du côté du Mouvement du 23-Mars. « Il s’agit de l’option de la guerre que les Nations unies viennent de lever », a estimé, lundi 1er avril, le président politique du M23, Bertrand Bisimwa, dans un communiqué. Au lieu « d’encourager une solution politique, en apportant un appui substantiel aux négociations politiques de Kampala » entre le M23 et Kinshasa, l’ONU choisit « de faire la guerre contre l’un des partenaires pour la paix », assure-t-il.

S’inspirant des résultats de l’accord régional d’Addis Abeba du 24 février, censé pacifier l’est de la RDC en proie à des rébellions depuis deux décennies, et mise au point par la France, la résolution des Nations Unies change la donne. Une brigade d’intervention chargée de lutter contre les groupes armés, dont le M23 en tête, est créée au sein de la Monusco avec un mandat offensif, qui n’est donc pas restreint à la seule protection des civils.

Pourparlers suspendus

Formée de trois bataillons d’infanterie, assistés d’une compagnie d’artillerie et d’une compagnie de reconnaissance et de « forces spéciales », cette brigade devrait compter au total plus de 2 500 hommes, et a pour mission de « mener des opérations offensives et ciblées » – seule ou aux côtés de l’armée congolaise – pour « stopper le développement de tous les groupes armés, (les) neutraliser et les désarmer ».

« Désormais, les forces de l’organe de la paix feront la guerre aux groupes des citoyens qui réclament la bonne gouvernance dans notre pays y compris ceux qui sont en pourparlers avec leur gouvernement », fustige de son côté Bertrand Bisimwa. Mais les négociations de paix entamées en décembre à Kampala, qui ont été suspendues après que le M23 s’est scindé en deux factions, devraient reprendre avec la branche encore active en RDC. L’autre, battue par sa rivale, a fui au Rwanda et l’un de ses leaders présumés, Bosco Ntaganda, s’est rendu à la CPI.

(Avec AFP)

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte