Politique

Tunisie : deux militaires blessés après une nouvelle explosion au mont Chaambi

| Par
Un soldat de l’armée tunisienne.

Un soldat de l'armée tunisienne. © AFP

Deux militaires ont été blessés, lundi 6 mai, par l’explosion d’une mine sur le Jebel Chaambi, près de la frontière avec l’Algérie. Depuis une semaine, les forces de sécurité tunisiennes y traquent un groupe jihadistes.

La traque des jihadistes retranchés dans le Jebel Chaambi, près de Kasserine, continue à faire des victimes dans les rangs des forces de sécurité tunisienne. Lundi matin, deux militaires ont été blessés après l’explosion d’une quatrième mine.

« L’un a eu la jambe arrachée et l’autre est blessé à un oeil » a indiqué un médecin de l’hôpital de Kasserine, chef-lieu régional situé à quelques kilomètres du mont Chaambi.

Une vaste opération de « ratissage » a été lancée la semaine dernière pour neutraliser un groupe « terroriste » retranché dans ce massif boisé de 100 km2. Depuis le début des opérations, quinze militaires et gendarmes ont déjà été blessés par des engins explosifs disséminés par les jihadistes sur les pentes de la montagne.

Le ministère de l’Intérieur a reconnu samedi avoir perdu la trace de ces combattants, dont il estime le nombre à une vingtaine d’individus. De son côté, une source sécuritaire sur place a estimé que les jihadistes seraient plutôt une cinquantaine.

L’ombre Aqmi

Les « terroristes » du mont Chaambi sont recherchés depuis une attaque au mois de décembre qui avait coûté la vie à un gendarme. À l’époque, une vaste opération avait déjà échoué à démanteler le groupe.

Fin décembre 2012, les autorités avaient annoncé l’arrestation près de la frontière avec l’Algérie de 16 jihadistes ayant des liens prouvés avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Elles n’ont toutefois pas précisé si les groupes armés pourchassés actuellement appartiennent au même réseau.

La Tunisie, dont le gouvernement est dirigé par le parti islamiste Ennahdha, est confrontée depuis la révolution à l’essor de groupuscules islamistes violents. Ceux-ci seraient notamment responsables, selon les autorités, de l’attaque de l’ambassade américaine en septembre 2012 et de l’assassinat d’un opposant en février.

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3097 ok 600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte