Société

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo de retour à Odienné

L’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, a regagné sa résidence surveillée d’Odienné, mercredi 8 mai. Elle avait été transférée à Abidjan pour y recevoir des soins médicaux.

Mis à jour le 9 mai 2013 à 10:31

L’ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo le 7 octobre 2009 à Anyama. © Sia Kambou/AFP

Transférée le 2 mai à Abidjan pour y subir des soins, Simone Gbagbo a regagné sa résidence surveillée d’Odienné, au nord de la Côte d’Ivoire, mercredi 8 mai. « Elle est arrivée à 16H00 (locales et GMT). Elle a été escortée par du personnel de l’ONU et des militaires ivoiriens jusqu’à la résidence où elle était auparavant », a déclaré une source militaire ivoirienne sur place.

Plus tôt, l’un des avocats de l’ex-Première dame, Habiba Touré, avait publié un communiqué s’inquiétant de la disparition de sa cliente et dénonçant de « graves violations » des droits de l’Homme. « De sources officieuses, indiquait le texte, les autorités ivoiriennes auraient profité de l’anesthésie générale dont faisait l’objet Madame Simone Ehivet Gbagbo, dans le cadre des soins qui lui étaient prodigués à l’hôpital, pour la transférer contre son gré et manu militari vers une direction inconnue à ce jour par ses conseils. »

"Enlèvement sous anesthésie"

« Ni les avocats ni la famille ne savent l’endroit où elle a été emmenée », confirmait Me Rodrigue Dadjé, un autre avocat de Simone Gbagbo, tandis que le Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) protestait dans un communiqué contre l’ « enlèvement sous anesthésie » (sic) de celle qui fut l’une de ses principales responsables.

Détenu comme Simone Gbagbo depuis la fin de la crise postélectorale de 2010-2011, le Franco-Ivoirien Michel Gbagbo, fils d’un premier mariage de l’ancien président Laurent Gbagbo, est quant à lui toujours interné dans la même clinique d’Abidjan où était soigné sa mère depuis l’an dernier.

Née en 1949, Simone Gbagbo est poursuivie par la justice ivoirienne pour génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l’État et infractions économiques commis lors de la crise qui a fait quelque 3.000 morts après le refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l’élection de novembre 2010. Elle est aussi sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), qui la soupçonne de crimes contre l’humanité.

(Avec AFP)