Politique

Laurent Fabius attendu en Tunisie le 14 mai pour évoquer la transition démocratique

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, se rendra mardi 14 mai en Tunisie. Cette courte visite sera consacrée à l’avancée du processus démocratique, plus de deux après la révolution, et à la prochaine visite du président François Hollande qui pourrait avoir lieu en juillet.

Mis à jour le 10 mai 2013 à 15:33

Laurent Fabius sur le perron de l’Élysée. © AFP

La visite sera courte mais son contenu dense. Mardi prochain, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, se rendra en Tunisie pour y évoquer la difficile transition démocratique ainsi que la visite – maintes fois repoussée – du président Hollande.

Laurent Fabius rencontrera les principaux responsables tunisiens : le président Moncef Marzouki, issu de la gauche nationaliste, le chef du gouvernement Ali Larayedh, membre du parti islamiste dominant Ennahdha et le président de l’Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar (Ettakatol, gauche).

Il évoquera avec eux « la relation bilatérale et nos prochaines échéances », a indiqué le porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, Vincent Floreani. Selon la presse tunisienne, la visite du président François Hollande, initialement annoncée pour mai, devrait se tenir début juillet.

>> Lire l’interview de Laurent Fabius : "La situation tunisienne n’est pas complètement stabilisée, d’évidentes difficultés demeurent"

D’après Vincent Floreani, Laurent Fabius « redira aux Tunisiens notre confiance dans le processus de transition et notre solidarité dans cette phase cruciale de leur histoire. (…) La France, qui est le premier partenaire de la Tunisie, ne ménage aucun effort pour soutenir ce pays ami qui, depuis deux ans, a inspiré les changements historiques à l’oeuvre dans le monde arabe », a-t-il ajouté.

De MAM à Manuel Valls

La relation franco-tunisienne a connu des hauts et des bas depuis la révolution. Paris avait notamment soutenu jusqu’au bout Zine el-Abidine Ben Ali et n’avait – à l’image des déclarations hasardeuses de Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères de l’époque – pas pris la mesure du soulèvement populaire de décembre 2010-janvier 2011.

Plus récemment, les déclarations du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qui avait évoqué en février la présence d’un « fascisme islamique » en Tunisie, ont été très mal reçues à Tunis.

La Tunisie, qui fait face à une grave crise économique et sociale et à l’essor de groupes salafistes violents, est engagée dans un processus de transition difficile depuis les élections d’octobre 2011 remportées par le parti islamiste Ennahdha.

Les travaux de l’Assemblée constituante, chargée de rédiger une nouvelle constitution, ont pris du retard et aucune date définitive n’a encore été fixée pour les prochaines élections.

(Avec AFP)