Politique

Terrorisme : la Mauritanie et le Sénégal renforcent leur coopération

Des soldats mauritaniens en janvier 2011. © AFP

Les chefs des armées de Mauritanie et du Sénégal souhaitent renforcer les patrouilles et le contrôle des points de passage à leurs frontières. Objectif ? Mieux lutter contre la menace terroriste accrue dans la sous-région.

Le Sénégal et la Mauritanie sont déterminés à davantage coopérer dans la lutte antiterroriste. Le chef d’état-major de l’armée sénégalaise, le général Mamadou Sow, et son homologue mauritanien, le général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, ont publié un communiqué commun mercredi soir, à l’issue d’une visite de deux jours du général Sow en Mauritanie.

« Les deux parties ont formulé des recommandations visant à exercer la surveillance des frontières par le renforcement des patrouilles et le contrôle des points de passage", indiquent les deux responsables militaires dans ce texte.

Mauritaniens et Sénégalais ont également décidé « d’améliorer la surveillance fluviale et le contrôle du littoral maritime par une coopération accrue entre les forces navales des deux pays ».

Minusma

Concernant « le terrorisme », les généraux Sow et Ould Cheikh Mohamed Ahmed ont discuté des « mécanismes à mettre en oeuvre pour mieux prendre en compte cette menace par des échanges d’expertise et d’information dont disposerait l’une ou l’autre des deux parties ».

Les deux hommes ont enfin évoqué « les opérations de paix dans le cadre de la Minusma », la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali, pays fontalier du Sénégal et la Mauritanie.

Le président sénégalais Macky Sall a récemment déclaré à l’AFP que les quelque 800 soldats sénégalais présents au Mali seraient intégrés à la Minusma. Son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a pour sa part déclaré que son pays – qui n’a pas envoyé de soldats au Mali – était prêt à y participer avec quelque 1 800 hommes, selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé fin avril la création de cette force prévoyant 12 600 hommes et qui est censée prendre en juillet le relais de la force panafricaine Misma.

(Avec AFP)

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