Politique

Addis-Abeba : Hollande invite pour les dirigeants africains à Paris fin 2013 pour un sommet

Le président français, François Hollande, a annoncé, le 25 mai à Addis-Abeba,  qu’il convierait les dirigeants africains à Paris « à la fin de l’année » pour un sommet consacré « à la paix et à la sécurité » sur le continent africain.

Mis à jour le 25 mai 2013 à 18:38

"A la fin de l’année, j’inviterai l’ensemble des chefs d’État africains à Paris pour une réunion qui sera consacrée à la paix et à la sécurité et donc, d’une certaine façon aussi, à la lutte contre le terrorisme". Une annonce du président français, François Hollande, en marge des festivités du 50e anniversaire de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ancêtre de l’action Union africaine (UA).

La rencontre annoncée doit se tenir les 6 et 7 décembre dans la capitale française, a-t-on précisé dans l’entourage du président français.

"La France sera toujours aux côtés des Africains"

Selon François Hollande, la relation entre l’Afrique et Paris "doit être maintenant prolongée par l’appui que la France va donner aux armées africaines pour qu’elles se défendent elles-mêmes, y compris contre le fléau du terrorisme"."C’est pour leur sécurité, c’est également pour notre propre sûreté en Europe", a fait valoir le président français. Et d’ajouter : "Ce sont les Africains qui, demain, devront assurer la sécurité de leur continent" même si "la France sera toujours à leurs côtés".

Comme on l’interrogeait sur l’ouverture d’un deuxième front pour les forces françaises en Afrique de l’Ouest avec l’intervention la veille de forces spéciales au Niger pour mettre fin à l’attaque d’un groupe islamiste, le président Hollande a répondu par la négative. "Non, il n’y a qu’un front, c’est celui de la lutte contre le terrorisme, partout, et notamment en Afrique de l’Ouest mais pas seulement en Afrique de l’Ouest", a-t-il dit, évoquant ses "prolongements" en Europe et en France.

"Je suis le seul chef d’exécutif européen présent ici, à Addis-Abeba", a par ailleurs observé François Hollande. "C’est vous dire la confiance qui est née ces derniers mois, non seulement de notre intervention (au Mali) mais de ce qui est notre conception de la relation entre la France et l’Afrique", s’est-il félicité.

(Avec AFP)